Plusieurs lois et dispositions ont été mises en place ces dernières années afin de lutter contre le tabac. Elles devaient être appliquées strictement et contrôlées. Malheureusement les choses ont l’air d’aller à vau-l’eau comme d’habitude en France.
Les gens qui avaient peur de se faire réprimander par une quelconque douloureuse ont repris du poil de la bête.
Il est à se demander si le Français n’est pas un égoïste de premier plan. Pourquoi cet Européen est infoutu de respecter la loi ? Se croit-il le meilleur ? Se croit-il au-dessus des lois ? De toute évidence, il y a un problème dans notre société qui veut que cet individu transgresse le plus souvent possible les lois.
En se posant la question « Le citoyen français est-il un égoïste de premier plan ? », il est à se demander et essayer de comprendre pourquoi cette culture veut en permanence provoquer ? Nous ne sommes pas les meilleurs citoyens de l’Union européenne. En respectant ces lois qui vont à l’encontre du tabac et donc de la cigarette entre autres, nous montrons notre adhésion à l’idéal européen et notre volonté de suivre le mouvement.
En France, comme dans de nombreux pays de l’Europe, l’interdiction du tabac dans les lieux publics a été généralisée. La cigarette, donc le tabac qui a été proscrit sur les lieux d’activité, sur les lieux publics et les transports, a été interdite récemment dans tous les pubs, cafés, restaurants, hôtels, etc.
Pourquoi faut-il donc que lors de mes sorties avec mes enfants dans les lieux publics, je constate et réalise que rien n’est fait par notre cher gouvernement en place pour stopper ces actes délictueux qui se manifestent comme des actes de protestation. Je ne parle pas des transports en communs, des quais de gare, du train où se sont multipliés ces actes nuls et malveillants. Il est temps de dénoncer de tels agissements. Je fréquente des aires de jeu avec mes enfants en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise. Les aires de jeux ressemblent à des gigantesques cendriers et taudis de bouteilles de bière lorsqu’elles ne ressemblent pas à des tas de crottes de chiens et chats errants. Peut-être que cela se fait du moment où aucune institution de répression n’est présente pour sévir (sanctionner) sur de tels agissements.
Sur l’instant de colère, je me demande pourquoi il n’y a jamais personne pour faire arrêter ces individus ; ce n’est pas aux agents communaux de le faire, parce que leur mission première n’est pas de contrôler ces personnes déviantes. Le maire a souvent une police municipale, elle pourrait s’en charger en effectuant ses rondes si la police nationale n’est pas présente dans la ville. Pourquoi sur Paris, notre capitale, la même situation se produit ? Le 12 août 2008, plusieurs voyageurs étaient étonnés comme moi de voir la police restée inerte face à toutes ces personnes qui fumaient à leur nez et à leur barbe. J’évoque des comportements vus et constatés durant de longues minutes sur les quais de deux gares ; il s’agit de la gare de Lyon et celle du Nord. Les fumeurs étaient tout autant des femmes que des hommes. Rien n’a été fait. Même une annonce du speaker qui n’arrêtait pas de nous relater l’incendie qui était la cause de la situation désastreuse ambiante, ayant entraîné la fermeture des voies d’accès vers la gare du Nord.
Pourquoi avoir fait tout ce tapage autour de l’arrêt et l’interdiction du tabac dans les lieux publics, si ces « lumières du gouvernement » avaient pris la peine de réfléchir sur le ou les moyens de faire respecter toutes ces dispositions anti-tabac. Qu’est-ce que le tabac ? Sont considérés comme produits du tabac les produits destinés à être fumés, prisés, mâchés ou sucés, dès lors qu’ils sont, même partiellement, constitués de tabac, ainsi que les produits destinés à être fumés même s’ils ne contiennent pas de tabac, à la seule exclusion des produits qui sont destinés à un usage médicamenteux, au sens du troisième alinéa (2e) de l’article 564 du Code général des impôts. Est considéré comme ingrédient toute substance ou tout composant autre que les feuilles et autres parties naturelles ou non transformées de la plante du tabac, utilisés dans la fabrication ou la préparation d’un produit du tabac et encore présents dans le produit fini, même sous une forme modifiée, y compris le papier, le filtre, les encres et les colles.
Que faire pour permettre aux multiples décisions anti-tabac de s’appliquer ? Depuis la loi Evin de 1991 et les dernières dispositions, les forces de l’ordre policier en particulier faisaient respecter ces lois. Sont-elles devenues lasses ou ont-elles des consignes de faire les aveugles et ne pas faire de vague ? Nous ne voyons pas l’intérêt de cette absence de contrôle, leur présence rassure et n’embête que les trouble-fêtes. La propagande ou la publicité, directe ou indirecte, en faveur du tabac, des produits du tabac ou des ingrédients définis au deuxième alinéa de l’article L. 3511-1 ainsi que toute distribution gratuite ou vente d’un produit du tabac a disparu. Il est à espérer que la fumée des citoyens fumeurs et fumeuses disparaisse également. Certaines personnes et parents d’enfants comme moi, nous ne sommes pas là pour essayer de faire le travail des institutions d’Etat. Nous demandons bien souvent gentiment à certaines personnes consciencieuses d’arrêter de fumer sur les lieux où nous nous trouvons avec nos enfants. Ce n’est pas le rôle des citoyens de se substituer à l’Etat. Que je sache, il n’est pas interdit aux fumeurs de consommer dans la rue ou chez eux. Qu’ils laissent les autres respirer dans les lieux confinés qu’ils partagent avec les non-fumeurs.
les commentaires les plus appréciés (cliquez dessus pour les visualiser)
J'aimerais bien me débarrasser de cette déporable habitude qu'est la cigarette: hélas, rien n'y fait. J'ai tout essayé. Après analyse, il semblerait que la cigarette me serve à canaliser mon agressivité en la retournant contre moi. J'ai essayé le sport: ça ne marche pas. Aussi, pour que j'arrête, il faudrait que je m'autorise à exprimer mon agressivité, bref, à être une méchante fille. Je commence dès aujourd'hui grâce à votre article qui montre combien la virulence et l'intolérance à l'égard d'une catégorie de population qui devrait pourtant être à plaindre - manque de volonté, vie malsaine, risques de maladies, pouvoir d'achat en berne, stigmatisation, exclusion, culpabilisation...- semble préserver de cette funeste manie.
Dès aujourd'hui, j'irai crever les pneus des camions de livraison qui ronronnent sous mes fenêtres dès 6 heures du matin en attendant l'ouverture des magasins, puants et crachottants, pour avoir le chauffage en hiver et la clim en été. Au passage, je saboterai aussi les camions de nettoyage qui eux commencent à 5 heures, puent, polluent, font un boucan d'enfer, tout en privant de travail 5 personnes sans qualification rien que pour mon quartier.
Dès aujourd'hui, je ne réprimerai plus la pulsion du coup de talon dans la portière ou le rétro de la bagnole garée sur a piste cyclable.
Dès aujourd'hui, j'irai couper le compteur de la voisine fan de Céline Dion parce que je sais qu'elle a la trouille d'aller à la cave pour le remettre et quand elle viendra me demander d'y aller pour elle, je lui répondrai que j'ai peur aussi parce que la dernière fois j'y ai vu des rats gros comme des lapins-c'est pas vrai, et de toute façon, j'ai pas peur des rats...-
Dès aujourd'hui, je lance une pétition pour faire expulser la petite vieille du premier qui perd la boule et va bien finir par nous faire tous griller en oubliant un truc sur le feu, ou tous assassiner en ne s'assurant pas de la fermeture de la porte d'entrée, ou tous exploser avec son petit radiateur à gaz.
Dès aujourd'hui, je parsème le quartier de boulettes empoisonnées pour me venger des indélicats propriétaires d'animaux domestiques - dont on se demande parfois si certains n'ont pas adopté des éléphants, à la vue de ce qu'ils laissent sur les trottoirs-.
Dès aujourd'hui, je porte systématiquement plainte pour harcèlement au premier sifflet venu d'un chantier, au premier "Eh, madame, madame... Vous êtes charmante", à la première invitation à boire un verre, au premier regard insistant.
Dès aujourd'hui, j'agresse verbalement -voire physiquement s'ils ne sont pas trop grands ou trop gros-, tous ceux qui offensent mon odorat - le resto végétarien qui sent la soupe dès le réveil, ceux qui mangent des oignons ou de l'ail au petit déjeuner, ou qui digèrent mal, ceux qui ne se brossent pas les dents, ceux qui ne se lavent pas, ou pire qui ne se lavent pas et s'aspergent de parfum, ou pire encore, ceux qui se lavent et se déodorisent et se parfument au point de vous coller la migraine ou de déclencher des allergies, ou ceux qui puent l'alcool-, car un des avantages de la cigarette, c'est de diminuer l'odorat, et que par ailleurs, puant soi-même, on a plus d'indulgence pour les remugles de ses semblables.
Dès aujourd'hui, je m'attaque aussi à ce qui offense ma vue: m'en vais faire sauter toutes les pubs. Après ça, je m'en vais m'attaquer aux obèses comme il est admis qu'on s'en prenne aux fumeurs: en plein repas, devant tout le monde, descente au Quick ou au Mac Do. "Non mais t'as vu ce que tu bouffes?! T'es suicidaire ou quoi? Tu sais ce qu'il y a comme sucre, graisses saturées, et je ne parle pas du reste , dans ton plat et dans ton verre? Non, c'est pas dangereux pour moi, mais y'a mes gosses qui te voient bouffer ça et grâce à ton fric ces empoisonneurs font de la pub. Assassin!". Et tant qu'à faire, je me moquerai aussi ostensiblement des trop maigres, des moches et des mal fagotés à mon goût, parce qu'après tout, z' ont qu'à se prendre en main: régimes, chirurgie esthétique, relooking... Merde, c'est une question de volonté!
Tant que je fumais, tous ces gens ne me dérangeaient pas, car moi aussi, j'avais une faiblesse à me faire pardonner.
Mais plus maintenant! Sympa le nouveau "moi" non fumeur, non?
Surtout, surtout, avant de donner des leçons de civisme aux autres, s'assurer de sa propre "perfection"!
AAHHH un activiste anti tabac, cela faisait longtemps...
Le pire pour ce monsieur est donc un fumeur, clope à la bouche et tenant d'une main une canette et de l'autre la laisse de son chien indécrottable crotteur ! C'est vrai qu'a coté de ça , les alertes à la pollution atomique du Tricastin, c'est de la gniogniotte...
Il est de bon ton en ce moment de tirer à vue sur les fumeurs, prenez votre tour pour obtenir le permis de chasse. Le jour où les intolérants et les mauvais coucheurs seront mis en orbite, vous n'aurez pas fini de tourner et malheureusement le ciel sera bien obscurci.
Un mauvais procès pour de mauvaises raisons aux fumeurs qui font beaucoup d'effort helas peu reconnus mais c'est souvent le cas quand on donne le moyen à 50% de la population d'emmer... les 50% restants.
Faut-il s'étonner qu'il y ait eu tant de collabos zélés dénonciateurs lorsqu'on voit ce type de réaction ?
Je vous trouve un peu tendu, cher auteur; vous devriez vous faire un petit join, ça vous relaxerait.
Juste une précision, le terme lieux public ne designe pas les parcs et autres aires de jeux car celles ci sont en plein air! la loi concerne uniquement les lieux fermés. Et au passage l Allemagne vient de supprimer cette interdiction pour les bars de moins de 75 m².
Et bien oui cher monsieur que voulez vous les fumeurs fument la ou on les y autorise encore c'est à dire en plein air !
Vous avez voulu une loi dogmatique qui interdit y compris la création d'espace fumeurs séparés en dur dans les restaurants (c'est à dire qu'autant je suis d'accord que quand il n'y avait pas de séparation ca pouvait être chiant pour les non fumeurs, mais une salle fumeur séparée de la salle non fumeur ca ne géne pas).
Vous vous êtes fait rembarré quand vous avez demandé a quelqu'un d'arréter de fumer sur un quai de gare en plein air ? Normal !
Mais ne vous inquietez pas bientot la cigarette sera interdite en plein air, l'acool aussi et il y aura des bars dans des caves ou l'on sera enterré mais libre. Il y aura aussi des bars dans des appartements à l'étage transformés en club privé ou l'on fera ce que l'on veut. Pendant ce temps, les hygiénistes naitront et créveront dans un hopital. Ils vivront aussi dans un hopital, mangeront des légumes bouillis, se feront osculter réguliérement le trou de balle, feront du vélo d'appartement (parce que le vrai on peut crever). Et puis les hygiénistes découvriront que malgré tout ils finiront bien par crever comme tout le monde. Je ne sais pas si leur tombe sera désinfectée avant l'enterrement, mais au fond quelle différence.
Alors oui vive le club privé a l'étage ou l'on boit, fume, écoute de la zic pendant que les flicaillons vont faire des controles en bas. Dommage que ces lieux doivent rester secrets, on leur balancerait bien des sceaux d'eaux !
Monsieur, Vous auriez pu au moins faire l'effort de reconnaitre que l'on ne fume plus dans les restaurants, les bars-tabac, les pubs. Cela est largement suivit, si ce n'est quelques astuces trouvées ici ou là par quelques patrons de bar (terrasses couvertes et chauffées par exemple). De plus, j'ai déjà vu plus confiné qu'un quai de gare ou une aire de jeu (ok, elles sont souvent entourées de haies, empêchant la circulation de l'air empoisonné)! Votre article me semble donc excessif, et devrait plutôt apparaitre dans la rubrique "Coup d'gueule". Enfin bon, c'est toujours pareil avec les non-fumeurs, on leur tend la main, ils nous mangent le bras !
LES CHIFFRES FUMEUX DU TABAGISME PASSIF Les 6 000 morts du tabagisme passif : un chiffre choc à l’appui de l’interdiction de fumer dans les lieux publics. Mais cette évaluation se fonde, selon l’enquête de « Bakchich », sur des données scientifiques assez peu fiables.
" Mettre les fumeurs sur le trottoir permettra d’épargner 6 000 vies chaque année."
Six mille morts par an de la fumée des autres, c’était l’argument choc de Xavier Bertrand, alors ministre de la Santé, lorsqu’il a annoncé fin 2006 sa décision d’interdire de fumer dans les lieux publics. Et l’antienne a été reprise début janvier dernier, lorsque les bars et restaurants se sont pliés à cette règle, après onze mois de délais d’adaptation. Répété par les médias, les personnalités politiques, le tout venant, ce chiffre a fini par s’imposer dans les esprits.
En 2002, l’Académie nationale de médecine avait parlé de 2500 à 3000 morts par an, soit deux fois moins. Mais d’où proviennent tous ces chiffres ?
L’étude européenne mélange fumeurs et non-fumeurs En réalité, aucune étude digne de ce nom n’a jamais été menée en France sur le sujet. L’Académie de médecine se basait sur des données internationales. Le chiffre de 6 000 morts (5 863 morts) pour la France provient d’une publication européenne de 2004, « Lifting the smokescreen » (Lever le rideau de fumée). Il ne s’agit pas d’observations réalisées sur la population, mais d’extrapolations statistiques (voir encadré ci-dessous). Mais curieusement, sur ces 5 863 victimes, seuls 1 114 sont des non-fumeurs. Le chiffre a donc été gonflé par l’ajout de plus de 4 000 fumeurs victimes de leur propre fumée passive… puisqu’il est difficile de ne pas respirer l’air de la pièce que l’on est entrain d’enfumer. Et encore, les « non-fumeurs » recensés ne sont pas tous au dessus de tout soupçon. « Le risque supplémentaire dû à un tabagisme antérieur a été ignoré […] faute de données disponibles », peut-on lire ainsi. Traduction : pour les besoins de l’étude, tous les anciens fumeurs ont été assimilés à des non-fumeurs… alors que l’on sait que les ravages du tabac sur la santé perdurent bien après l’arrêt. Un biais non négligeable. Des précisions que se gardent bien de relayer les défenseurs de la loi anti-tabac. Autre information de taille, selon cette même étude une écrasante majorité (90%) des victimes du tabagisme passif souffre d’une exposition au domicile, c’est-à-dire à la fumée du conjoint. La règlementation sur les lieux publics ne change donc rien pour eux. Quant aux employés de l’hôtellerie-restauration, ils ne représenteraient, selon les auteurs de l’étude, que 6 victimes non-fumeuses par an en France. Avec une marge d’erreur qui interdit de chiffrer à l’unité près, on n’a donc aucune idée du nombre de vies que la loi pourrait permettre de sauver. Bien loin, en tout cas, des 6 000 annoncés.
Des effets nocifs réels, mais faut-il en rajouter ? C’est pourtant sur la base de cette étude européenne que s’est tenue, en juin 2005, au Luxembourg, une conférence sans précédent réunissant les ministres de la Santé des Etats membres, les représentants de la Commission, les syndicats et chercheurs pour débattre d’une législation anti-tabac. Une conférence sponsorisée par… les laboratoires pharmaceutiques Pfizer (Nicorette et Champix) et GlaxoSmithKline (Niquitin). Depuis, les règlementations anti-tabac se sont succédées en Espagne, au Royaume-Uni, en France, en Belgique et au Luxembourg en 2006, en Allemagne en 2007. Faut-il le regretter ? Qu’on ne se méprenne pas : les dangers de la fumée passive sont bien réels (voir encadré Et pourtant, le tabagisme passif est bien nocif), notamment sur les systèmes respiratoire et cardiaque, comme le confirme Catherine Hill, épidémiologiste spécialiste des cancers, à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif. « Aujourd’hui, on peut affirmer que le tabagisme passif tue et cause de nombreuses pathologies. Il est difficile d’évaluer précisément l’ampleur. Mais qu’il y ait 10 morts ou qu’il y en ait 1 000, cela reste des morts de trop ». C’est aussi l’avis du Professeur Robert Molimard, tabacologue et chercheur à l’Institut Paul Guiraud de Villejuif : « La réalité est déjà lourde, il ne sert à rien d’en rajoute, dit-il. A se laisser entraîner dans une surenchère sans bases scientifiques solides, on décrédibilise toute action », déplore-t-il. Brandies par les associations anti-tabac, des affirmations alarmistes continuent pourtant à se propager, reprises par les politiques et les médias. « Ce n’est plus la science qui dicte l’agenda, mais l’agenda des lobbies anti-tabac qui dicte leur interprétation des preuves scientifiques », regrette le chercheur américain Michael Siegel. Lui-même militant de l’interdiction de fumer dans les bars et restaurants, il vient de créer un site web pour démentir les informations erronées qui risquent de discréditer le mouvement. Comme cette campagne choc outre-Atlantique qui affirme que trente minutes d’exposition à la fumée passive peuvent suffire à causer un infarctus ou une sclérose des artères chez un non-fumeur en bonne santé… alors qu’il faut des années à un fumeur régulier pour développer ces pathologies.
Des micro-études en étendard Dérive typiquement américaine ? Pas si sûr. On apprend ainsi sur le site web du Comité national contre le tabagisme (CNCT), l’une des principales associations anti-tabac subventionnées par l’Etat, que le risque cardiovasculaire du tabagisme passif « est à ce point élevé, que certains auteurs l’estiment assez proche (80 à 90 %) de celui présenté par les fumeurs actifs […] De plus, et ceci est important, ce risque survient pour des durées courtes d’exposition à la fumée environnementale, de l’ordre de quelques minutes à heures. Le résultat de cette exposition se traduit par la survenue de crises d’angines de poitrine et d’infarctus, avec leurs conséquences souvent dramatiques. »
Une affirmation qui fait froid dans le dos… sauf que, à y regarder de plus près, selon l’étude citée, ce sont les conséquences à court terme de l’exposition au tabagisme passif qui sont similaires à celles du tabagisme actif. La même réaction qui se produit lorsqu’on mange un plat riche en graisses et qui ne présente, à court terme, aucun danger sérieux pour la santé. L’augmentation du risque existe bien sur le long terme mais elle n’est « que » de 30%, selon l’étude citée.
Autre « preuve » citée par le CNCT des ravages cardiovasculaires de la fumée passive : les chiffres impressionnants relevés dans deux villages américains. À Helena (Montana) et Pueblo (Colorado), le passage d’une législation anti-tabac aurait conduit à une baisse respectivement de 40% et 27% des infarctus dans les mois suivant l’interdiction. « Une magnifique démonstration » de l’efficacité de la loi, selon le médiatique Professeur Bertrand Dautzenberg, président de l’Office français de prévention du tabagisme (OFT). Pourtant, des voix se sont élevées jusque dans la prestigieuse revue Nature pour contester la valeur de ces études, réalisées sur un très petit nombre de personnes et sans tenir compte des biais possibles. « Aucune des études ne précise si le changement intervient chez les fumeurs ou chez les non-fumeurs » pointe Michael Siegel, de l’Université de Boston. « Il est donc probable que, si baisse il y a, elle correspond en fait aux fumeurs actifs qui ont réduit leur consommation suite au passage de la loi, et non aux victimes de tabagisme passif. »
Surtout, ces conclusions ne se vérifient pas à plus grande échelle. La Floride, l’Oregon ou l’état de New-York se sont dotés de législations similaires, et aucune baisse du nombre d’infarctus n’a été constatée, une légère hausse ayant même été observée dans les deux derniers cas. Le débat vient de revenir sur le devant de la scène avec la publication d’une étude italienne qui relève une baisse de 11 % des maladies cardiaques en 2005, année d’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans le pays. Problème : les affections cardio-vasculaires avaient déjà baissé dans la même proportion l’année précédente. Des données qui auraient dû modérer les certitudes de certains militants. « Mais franchement, je ne pense pas que les activistes anti-tabac s’en soucient réellement », déplore Michael Siegel. « Tant que leurs objectifs politiques sont atteints, je ne pense pas que l’intégrité scientifique ait vraiment droit de cité ». Vu comme ça, une Europe sans fumée est leur plus belle réussite.
La fabrique à chiffres Mais comment produit-on tous ces chiffres ? La recette est simple : pour obtenir le nombre de victimes présumées d’un facteur donné, on détermine d’abord un coefficient d’augmentation du risque (+ 25% pour le cancer du poumon, +20% pour les maladies cardiaques, etc.). Bien souvent, comme dans l’étude européenne « Lifting the smokescreen » ou celle de l’Académie de médecine, ce chiffre est obtenu en faisant la synthèse des résultats d’études antérieures. C’est ce que l’on appelle une « méta-étude ». Une méthode risquée, car il suffit d’omettre une seule étude pour changer le résultat de manière significative. On applique ensuite ce taux à la partie de la population qu’on estime concernée par l’exposition à fumée passive (conjoints et collègues de fumeurs, employés de l’hôtellerie restauration, etc.). Des chiffres qui reposent, ici encore, sur des estimations. Et on obtient le nombre de morts. « C’est assez pifométrique », reconnaît Catherine Hill, statisticienne à l’Institut Gustave Roussy de Villejuif, elle-même auteur de nombreuses études. « La marge d’erreur est importante. D’où l’intérêt de toujours donner la fourchette la plus basse. » Mais bien sûr, c’est moins impressionnant.
Eve Eleinein
La loi sur le tabac a fait que les gens ne fument plus dans les bars, les restaurants, les hotels, les trains, les entreprises etc... Il existe même des entreprises où il n'y a aucun lieu fumeur et où la solution est de sortir complètement de l'entreprise (parking compris) avec les retenues pour absence liées à celà.
Cela ne me gène pas personnellement, mais j'ai discuté avec des amis patrons de bars fumeurs qui avaient investi pour une salle fumeur avec ventilation etc... et qui ont vu leur investissement perdu car il est interdit de consommer ou d'avoir un service dans les locaux fumeurs. Ils ont donc perdu en chiffre d'affaire (en plus de leur investissement devenu inutile). Les casinos ont même constaté une baisse de leur chiffre d'affaire.
Les fumeurs sortent donc.. et là encore il y a un problème : les riverains protestent contre les nuisances sonores. Ah oui, il y en a qui discutent avec leur cigarette à la main. On devrait leur interdire de parler, n'est ce pas ? En général, les responsables d'établissements tentent de calmer les plus bruyants. Mais cela ne suffit pas toujours...
Une question cher auteur: j ai une terasse de 25 m2 à mon domicile où mes invités fument parfois... Dois je leur demander de sortir de l'immeuble car ils risquent de gêner les enfants des voisins qui peuvent se trouver sur la terasse d'à coté?
Allons, un peu de tolérance ne vous fera pas trop de mal. En ce qui concerne les immondices que vous trouvez dans les ères de jeux pour enfant, une poubelle bien placée et un peu de zèle de la part des gardiens devraient suffire
Vous devez pas être facile à vivre vous. Votre propos est excessif, les fumeurs respectent à 99% la loi pour les bars restaurants, et on a le droit de fumer dans les parcs, c'est quoi ces conneries ! Je ferais une loi pour interdire les gens comme vous des lieux publics (fermés, bien entendu !).
tu veux pas aussi des appareils photo flachant les dangereux délinquants grillant une clope ! bigbrother watching you ! certains états américains particulièrement puritains se permettent de légiférer sur la vie sexuelle , même dans le cadre privé , veux tu qu'on arrive à autant de connerie en France avec le tabac !
marre des donneurs de leçons de morale , que l'humanité crève un peu plus tôt ou un peu plus tard , c'est psa le tabac qui y sera pour quoi que se soit !
|