Conférence Dr Pierre Gilbert sur les Illuminatis

09/08/2008 19:00 par dcamillevictoria

Donner certaines explications me semble nécessaire, ceux qui désirent voir directement les vidéos, le lien se trouve à la fin de ce message.

Conférence Dr Pierre Gilbert sur les Illuminatis :

Conférence intéressante malgré quelques incompréhensions, sans grande importance pour le sujet, de la part du conférencier. Quand, par exemple, il parle de la kabbale (ésotérisme Judaïque) comme étant la science occulte des illuminatis, c’est en vérité de la contrefaçon satanique de la Kabbale dont il s’agit. Car la kabbale est une véritable science Traditionnelle.

Il est vrai que le mot ésotérisme fait peur de nos jours, car il est devenu, par une contrefaçon du véritable ésotérisme, synonyme de magie, sorcellerie, bref, un fourre-tout pour toutes les pratiques hérétiques et illicites. Alors qu’en vérité l’ésotérisme, le vrai, n’est pas autre chose que la métaphysique (Méta : au-delà, physique : nature) c’est-à-dire la science par excellence qui permet à l’homme d’appréhender ce qu’il y a au-delà de la nature physique en utilisant un symbolisme sacré, car à ce niveau de connaissance, le langage ordinaire devient défaillant et incapable de communiquer les vérités supérieures qui sont ineffables. On retrouve la métaphysique dans le Judaïsme, dans le Christianisme, dans l’Islam, dans les Traditions extrême-orientales : l’hindouisme (le véda), la chine (le taoïsme)…etc. partout où il y a une forme Traditionnelle authentique dont elle est indissociable. Dans les Traditions dites monothéistes, en vérité toutes les Traditions authentiques sont monothéistes, qui possèdent une législation, une Loi sacrée (le Judaïsme et l’Islam), l’ésotérisme est indissociable de la Loi. Tous ceux qui croient pratiquer l’ésotérisme en faisant fi de la législation sont soit des égarés soit des satanistes. Donc un Kabbaliste qui ne respecte pas scrupuleusement la Loi de Moïse (as) est un faux kabbaliste voire un sataniste.

Il existe des Traditions, comme l’hindouisme, qui ne possèdent pas de forme religieuse (le côté législatif et social), et qui sont purement métaphysiques.

La seule chose qui nous permet de dire que tel ou tel homme est véridique, c’est le respect de la Loi Sacrée, telle qu’elle a été révélée par le Prophète de la tradition dont elle dépend. Un sataniste ne peut jamais respecter la Loi Sacrée et c’est par là qu’on peut le démasquer.

Satan et ses « saints » trompent les hommes par la subversion, en inversant la vérité Traditionnelle et son symbolisme métaphysique, en créant un pseudo-ésotérisme si cher aux franc-maçons initiés et leurs maîtres illuminatis (je ne parle pas des franc-maçons de base, qui ne représentent qu’une façade), qui pensent posséder la science infuse que le commun des mortels ne peut comprendre, d’où leur sentiment de supériorité. Alors que le commun des mortels est, dans la véritable hiérarchie, supérieur au plus grand des illuminatis, qui, lui, est en vérité, le plus inférieur et le plus loin possible de la lumière de l’Esprit Divin.

Il ne faut pas croire que tous ceux qui participent au complot satanique sont conscients de la chose, même quand ils savent qu’ils complotent, beaucoup ignorent qu’ils sont eux-mêmes victimes du complot. Car le but de ce complot n’est pas la domination du monde par quelques familles satanistes et l’asservissement de l’humanité, contrairement à ce que pensent certains ignorants qui adhèrent à cette conspiration, fussent-ils de haut niveau, mais le but est bel et bien la destruction du monde et de l’humanité entière. Et ce secret n’est détenu que par un très petit nombre : les saints du Diable qui, lui, ne cherche qu’à se venger de l’homme, en détruisant l’homme par l’homme. Et ses saints ne sont pas humains au sens propre du terme, mais les temples du Diable, comme l’antéchrist est en vérité l’expression humaine de Satan, c’est-à-dire Satan sous forme humaine.

Allah (awj) dit de ses Saints :

Mohammed Ibn 'Uthmân Ibn Karâma nous a rapporté d'après Khâled Ibn Makhled, d'après Sulaïmâne Ibn Bilal d'après Charîk Ibn 'Abdullah Ibn Abî Namr, d'après 'Atâ, d'après Abî Huraïra qui dit: « Le Messager d'Allah (SAWS) a dit: «Allah, a dit: «Celui qui montre de l'hostilité à un de Mes bien-aimés, Je lui déclarerai la guerre. Mon serviteur ne se rapproche pas de Moi par une chose que J'aime, comme Il le fait avec ce que Je lui ai prescrit. Et Mon serviteur ne cessera de se rapprocher de Moi par les actes surérogatoires jusqu'à ce que Je l'aime; et, lorsque Je l'aime, Je serais son ouïe avec laquelle il entend, sa vue avec laquelle il voit, sa main avec laquelle il saisit et son pied avec lequel il marche. S'il Me demande, Je lui donnerai ce qu'il veut et s'il sollicite Mon secours, Je le lui accorderai. Et il n'y a pas de chose que J'hésite à faire, et que Je dois, cependant, faire, que de ravir l'âme de Mon serviteur croyant; il déteste la mort, et Moi Je déteste lui faire du tort». Rapporté par El-Bukhâri, chapitre sur «l'humilité »

Analogiquement Satan est l’ouïe, la vue…etc. de son saint.

Je précise que Satan, n’est qu’une créature d’Allah (awj). Pour les connaissants par Allah, Satan est le symbole-même de l’ignorance.

Le seul idiot dans cette affaire est l’homme ignorant, car le diable craint Dieu, et n’agit que par autorisation Divine, car rien ne peut se soustraire à la volonté d’Allah (awj) :

« “Accorde-moi un délai, dit (Satan) jusqu'au jour où ils seront ressuscités.”
[Allah] dit : “Tu es de ceux à qui délai est accordé.”
“Puisque Tu m'as mis en erreur, dit [Satan], je m'assoirai pour eux sur Ton droit chemin, puis je les assaillirai de devant, de derrière, de leur droite et de leur gauche.
Et, pour la plupart, Tu ne les trouveras pas reconnaissants.”
“Sors de là”, dit (Allah) banni et rejeté. “Quiconque te suit parmi eux... de vous tous, J'emplirai l'Enfer” »
( Coran 7 : 14 à 18 )

« Ils sont semblables au Diable quand il dit à l'homme : “Sois incrédule”. Puis quand il a mécru, il dit : “Je te désavoue car redoute Allah, le Seigneur de l'Univers” ». (Coran 59:16)

Ces satanistes ont tout inversé, tout contrefait ; les mots, les symboles, les religions, l’histoire, les sciences…etc, plongeant le monde dans une confusion totale, même les intellectuels n’arrivent plus à se situer, car ils se sont écartés de la Tradition Divine, la seule qui peut leur expliquer les choses. Ceci pour couper l’humanité de son patrimoine et des valeurs Traditionnelles des anciennes véritables civilisations, pour n’avoir aucun élément de comparaison, aucun repère, réduisant l’homme à l’ignorance de sa propre raison d’être. Couper un homme de ses racines, c’est comme couper un arbre des siennes, il dégénère et meure. On a inventé l’histoire de l’homme primitif, l’homme des cavernes, avec un os dans le nez, pour faire croire qu’il y a eu une évolution de l’homme sauvage vers l’homme le plus évolué, l’homme moderne, en flattant son égo. Pourquoi chercherait-il alors dans le passé puisqu’il est le meilleur ? Alors qu’en réalité il est le plus inférieur par rapport aux anciens.

Pour ne citer que les falsifications symboliques les plus connues, destinées au grand public : le swastika, symbole sacrée des Traditions extrême-orientales, est devenu le symbole du nazisme, la « croix de Satan » ou « croix de Néron », croix inversée avec les bras tombants, est devenue le symbole de la paix, …etc.

Pour détruire la chine à moindre frais, ces satanistes y ont introduit le communisme avec Mao Tsé-toung qui interdisait à tout chinois, sous peine de mort, tout retour à sa Tradition, toute référence à son passé. Car la Tradition chinoise est une Tradition authentique, qui a été à l’origine d’une des plus grandes civilisations de ce monde, ses vestiges sont là pour en témoigner. Toutes les civilisations ont eu à leur origine une Tradition sacrée, une soumission à l’Unique Dieu, à l’exception de la pseudo-civilisation moderne, qui sera d’ailleurs la dernière de ce cycle, fondée sur la négation de la Vérité, cette vérité qu’elle veut éradiquer de la surface du globe en propageant l’athéisme et le satanisme.

Selon la loi naturelle des cycles, toutes civilisations Traditionnelles, après avoir atteint son apogée, décline et sombre avant de disparaitre, tel à été le cas de la civilisation égyptienne qui a sombré dans la magie la plus noire, dont les franc-maçonnes et les illuminatis se revendiquent en être les héritiers.

Il faut savoir aussi que les pyramides d’Égypte, qui sont devenues le symbole des illuminatis, ont été construites par le Prophète Idris (as) dans l’ère pré-diluvienne, pour y cacher un trésor Traditionnel de connaissances et le préserver du déluge de Noé (as). Personne ne sait sous quelle forme il a été caché.

Une civilisation morte, laisse derrière elle des dégénérés (au sens non péjoratif), contraints de vivre une vie rudimentaire, ils conserveront des vestiges de cette civilisation sous forme de rites détachés parfois de leur principe et constituant un folklore. Pendant qu’une civilisation s’estompe, une autre peut coexister ou naitre en un autre lieu.

Si, par exemple, dans 4000 ans, des archéologues, fouillant les terres d’Amazonie, y découvrent des ossement d’hommes et des ustensiles rudimentaires, et qu’après une exacte datation trouvent qu’il s’agit d’objets et d’ossements appartenant au 21 ème siècle, auraient-ils raison de dire que toute l’humanité du 21 ème siècle vivait ainsi ? Évidemment non, car on voit bien qu’au moment où les hommes en occident voyagent en avion et chassent avec des fusils à lunette, d’autres hommes en Amazonie ou en Afrique, courent derrière des animaux avec des lances. Il ne faut pas non plus croire que l’homme au fusil à lunette est plus évolué que celui à la lance, comme on a bien voulu nous le faire croire à propos des indiens d’Amérique, alors qu’ils étaient de loin plus évolués que l’agresseur sauvage et inculte, les indiens étant descendants d’une très grande civilisation. On peut rencontrer des hommes dans des tribus perdues d’Afrique qu’aucun universitaire européen n’égale en sagesse et connaissances. La supériorité matérielle n’est un critère de comparaison que pour les ignorants.

Et pourtant on veut à tout prix nous faire croire que tous les hommes de jadis étaient des « sauvages » en avançant comme argument les découvertes archéologiques et leur fausse datation au carbone. Malgré les vestiges qui témoignent de la grandeur des civilisations anciennes et qui parsèment la terre, ils tentent par tous les moyens de les dévaloriser aux yeux des masses.

Il s’agit d’un complot d’une envergure incroyable, tellement incroyable qu’il semble impossible au commun des mortels, un crime contre toute l’humanité. Mais l’humanité en est aussi responsable, car le détachement du principe, Le Dieu Unique, entraine inévitablement la chute de l’homme dans les bras du Diable. Comme le fruit qui se détache de l’arbre et pourrit à son pied.

La connaissance est la seule arme efficace et l’ignorance est l’alliée de Satan. Mais la connaissance ne s’acquière que dans la soumission sincère au Seigneur Allah (awj).

Conférence Dr Pierre Gilbert sur les Illuminatis :

http://www.dailymotion.com/playlist/xjgcx_zgump_conference-dr-pierre-gilbert-illumi

Les matières premières se dégonflent… un peu

08/08/2008 19:43 par dcamillevictoria

Les matières premières se dégonflent… un peu
CHRISTIAN LOSSON

Bémol sur la frénésie spéculative des matières premières. En juillet, le gaz a chuté de 31 %, le maïs de 19 %, le nickel de 18 %, le soja de 13 %, le pétrole de 11 %… Au cours du mois, un indice phare en la matière (le Jefferie Reuters CRB, qui regroupe le cours de 19 produits) a dévissé de plus de 10 %. Après avoir pourtant atteint un record historique le 2 juillet. Même l’huile de palme, très prisée ces temps-ci dans la filière des biocarburants, a du mal à trouver preneur. Les exportations de la Malaisie, deuxième producteur mondial, ont chuté de 16 % début juillet…

Bouées. Fichtre, s’interrogent les analystes, assiste-t-on à un basculement, un retour de cycle, un krach ? «Je ne préfère pas en parler maintenant, et prendre le temps d’y réfléchir», décline ainsi Jonathan Parkman, de Fortis-Londres. Reste que les «perfs» du CRB sont les pires depuis vingt-huit ans. La plus forte baisse mensuelle depuis 1980, quand l’économie américaine nageait alors en pleine récession. Il faut dire qu’à nouveau, les certitudes d’un boom de croissance planétaire sur lesquelles était basé l’envol des cours des produits de bases se fissurent. L’économie américaine flirte avec la récession depuis fin 2007, malgré les nombreuses bouées gouvernementales. Même Pékin commence à s’alarmer de la décélération économique, avec un indice de production industrielle pour la première fois en recul… Côté matières premières agricoles, les productions mondiales en hausse attendues cette année favorisent la baisse des prix. Enfin, la crise des supbrimes avait attiré en masse les fonds de pension et investisseurs institutionnels sur les marchés des «commodities», dopant leur volatilité et boostant la spéculation. Mais celle-ci connaîtrait également un coup de frein. «Les fonds d’investissement se calment sur les matières premières, dit un analyste. D’autant que des banques recommandent de "sous-pondérer" leur part dans les portefeuilles…»

«Tassement». La bulle des matières premières se dégonfle un peu - «Il y a eu une telle spéculation que des corrections sont normales», estime un gérant d’une banque américaine - mais la volatilité demeure. La preuve, depuis une semaine, minéraux (zinc, plomb ou nickel) comme produits agricoles (blé, soja ou maïs) remontent. A long terme, la hausse des matières premières reste donc durable. «Il ne faut pas exagérer la déprime, confie Philippe Chalmin, professeur à Paris-Dauphine. Au moindre choc géopolitique ou climatique, comme un cyclone dans le golfe du Mexique, les marchés vont à nouveau s’emballer.» Pour le coordinateur du rapport annuel Cyclope sur les matières premières, on assisterait, seulement, «à un tassement, une correction. Pas un retournement».

On prévoit la dernière goutte de brut pour 2150»

08/08/2008 19:37 par dcamillevictoria

Proche de son record historique de 1980 (101 dollars en monnaie constante), le baril de brut flirte aujourd’hui avec les 90 dollars. Jean-Luc Wingert, ingénieur en énergie et développement, auteur de La vie après le pétrole, analyse cette évolution.

Quelles sont les raisons de l’envolée du prix du pétrole ?

Des facteurs conjoncturels tendent le marché. Sur le plan géopolitique, ce sont les tensions actuelles à la frontière de l’Irak et de la Turquie, et aussi au Nigeria. Si demain on entre en conflit avec l’Iran, cela peut accélérer la hausse du cours. L’effet monétaire de la dépréciation du dollar joue aussi, puisque le pétrole est la plupart du temps facturé en dollars. Par ailleurs, les investisseurs voient les prix augmenter, ce qui favorise la spéculation. Celle-ci est en fait due à une tendance plus lourde : le pic de production de pétrole, prévu pour 2015 (avec une marge de plus ou moins cinq ans).

Le scénario de l’Energy Watch Group, qui a annoncé hier que ce pic avait été atteint en 2006 et que la production diminuerait de moitié d’ici à 2030, est-il réaliste ?

Ces chiffres me semblent un peu alarmistes, mais je suis d’accord sur l’idée fondamentale de pic pétrolier (c’est la thèse du peak oil). Depuis 1859, on est dans la première phase de production pétrolière industrielle. Aujourd’hui, les pays de l’Opep produisent 85 millions de barils par jour. Mais, compte tenu de la limite des gisements, la production mondiale devrait atteindre un maximum de 90 à 100 millions de baril vers 2015. La Russie a déjà atteint son pic de production, d’après l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Ensuite, on entre dans la deuxième phase : la production diminuera et retrouvera, à l’approche de 2050, son niveau des années 1970. Avec ce modèle, on prévoit la dernière goutte de pétrole pour 2150.

Quel est l’impact d’un pétrole cher et rare ?

Le pétrole est le produit le plus échangé au monde, donc cela va créer de l’inflation dans tous les domaines : les transports (la moitié de la consommation de pétrole est destinée aux transports, le premier poste étant celui du transport individuel), l’agriculture, le chauffage… Si le monde, emmené par les Etats-Unis, entre en récession, on pourrait au final assister à un report vers d’autres sources énergétiques.

Du jour au lendemain ?

Il faut lancer un plan Marshall de l’efficacité énergétique, avec une fiscalité incitative. Investir dans les infrastructures qui permettent de limiter notre dépendance au pétrole : de nouvelles lignes de train, un parc automobile renouvelé (moins consommateur), des habitats isolés, des pavillons collectifs au lieu de maisons individuelles… Penser très vite au long terme. On peut imaginer des congés mutualisés, pour éviter de prendre l’avion trois fois par an. Les compagnies low cost ne sont d’ailleurs pas un bon pari sur l’avenir, elles s’exposent de plein fouet à la hausse des carburants.

changement climatique

08/08/2008 19:36 par dcamillevictoria


Mis à Jour le : 2 juillet 2008  16:34
Changement climatique : « On nage ou on coule ensemble » - rencontre avec Rajendra K. Pachauri
2 juillet 2008

En 2007, le prix Nobel de la paix a été attribué à Rajendra K. Pachauri et Al Gore pour leurs actions liées au changement climatique. M. Pachauri, président du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat, était, ce mercredi 26 mars, en visite au Parlement européen. C’est en citant Gandhi : « Soyez le changement que vous souhaitez voir dans le monde » qu’il invite l’Europe à combattre le réchauffement climatique. Rencontre.

Service de presse du Parlement Européen, 27 mars 2008

Le changement climatique est sans doute la plus grande menace contemporaine, peut-être même plus grande que celle du terrorisme. L’Union européenne considère depuis peu toute action contre le réchauffement climatique comme élément central de sa politique préventive de sécurité. De quelles menaces parle-t-on ?

Rajendra K. Pachauri : " Les changements climatiques vont probablement affecter grandement la disponibilité en eau à travers le monde. Pourquoi ? Parce que les modèles de précipitations vont changer, les glaciers vont fondre et la demande en eau va augmenter. Plusieurs régions dans le monde risquent d’entrer en conflit pour le contrôle de ressources naturelles telles que l’eau.

Une autre menace concerne les événements extrêmes, comme des inondations, la sécheresse, des vagues de chaleur, qui vont augmenter en fréquence et en intensité. De grands mouvements de population pourraient être causés par l’agriculture. Les ressortissants de régions du monde qui peinent à produire suffisamment pour satisfaire leurs besoins n’auront d’autres choix que de se déplacer, au risque de provoquer des conflits.

Je suppose qu’en attribuant son Prix Nobel de la paix au Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ainsi qu’à Al Gore, le Comité norvégien a compris que le changement climatique représente une vraie menace pour la paix et la stabilité. Il n’y a aucune partie du globe qui soit immunisée contre ces menaces. Nous devons en être conscients."

Concernant la fonte des glaciers, un morceau énorme de glace vient de se briser en Antarctique. Devons-nous être inquiets au sujet des glaciers et des glaces polaires ?

"Oui, et pour plusieurs raisons. Dans certaines régions du monde, l’approvisionnement stable en eau via les réseaux de fleuves et rivières provient de ces glaciers. C’est le cas en Asie du Sud et dans certaines parties de la Chine. Cela pourrait donc affecter les ressources en eau dans ces régions. Un autre problème lié à la fonte des glaciers serait la hausse du niveau de la mer. Cela a, d’une certaine façon, déjà commencé en raison de la dilatation thermique des océans causée par des températures plus élevées. Si les grands blocs glacés de l’Antarctique de l’ouest ou les glaciers du Groenland posés sur les terres venaient à s’effondrer, cela se traduirait en mètres de hausse du niveau de la mer. On ne peut pas prédire si, ni quand cela se produira, mais la possibilité existe."

La technologie peut-elle aider à empêcher le réchauffement climatique et si oui, comment ?

"Nous devons premièrement accepter qu’il y ait une certaine inertie. Même si nous parvenions à stabiliser la concentration de gaz à effets de serre dans l’atmosphère, le réchauffement climatique se poursuivra pendant plusieurs décennies. Par conséquent, nous serons incapables d’empêcher le réchauffement, mais nous pouvons arrêter sa croissance ultérieure. Il est donc urgent de réduire les émissions de gaz à effets de serre pour stabiliser l’atmosphère et le climat de la terre.

La technologie peut certainement fournir des solutions pour réduire les émissions, mais uniquement si nous avons de bons accords politiques. Nous avons besoin de nouvelles politiques afin de promouvoir le développement de nouvelles technologies ou l’utilisation de celles existantes. Le Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat a clairement mentionné dans son rapport que les technologies requises sont déjà disponibles ou sont proche de la commercialisation.

Imaginons que tous les gouvernements imposent une taxe sur les produits pétroliers, ceci inciterait les compagnies automobiles à produire des voitures plus efficaces et les gens utiliseraient davantage les transports en commun. Le niveau des prix est un instrument très puissant pour créer le changement."

Que peut faire l’Europe pour encourager d’autres partenaires internationaux à s’engager contre le réchauffement climatique ?

"Il est très important de conclure un accord d’ici 2009 et l’Europe peut jouer un rôle de chef de file sur cet accord. L’Europe est une grande et importante entité : si vous créez un succès, cela servira de motivation et d’inspiration pour d’autres régions dans le monde. Politiquement, l’Europe gagnerait aussi en pouvoir. Je me réjouis de constater que le Président du Parlement européen est tellement intéressé par le changement climatique. Je suis aussi très honoré d’avoir été invité au Parlement européen, une institution remarquable qui me prodigue de l’optimisme."

Le prix Nobel de la paix a-t-il eu une influence sur votre travail et celui du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat ?

"Je pense qu’il y a eu deux sortes d’influence. D’abord sur la communauté scientifique. C’est une reconnaissance, un grand encouragement et une inspiration pour tous les membres scientifiques du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat. La deuxième conséquence a été d’améliorer la connaissance du changement climatique auprès du grand public. Il est clair que le prix Nobel de la paix apporte une grande valeur.

En ce qui me concerne je deviens fou avec tous ces voyages (rires). Je ne peux accepter que 5 à 10 pourcents des invitations que je reçois et je n’arrête pas de voyager ! Ce n’est pas ce que je préfère, mais au moins je fais passer le message."


Aux origines des crises financières

08/08/2008 19:31 par dcamillevictoria

 

Aux origines des crises financières

Plusieurs crises financières ont émaillé l'histoire du capitalisme, de la grande dépression de 1929 jusqu'à la bulle Internet au début de ce siècle, en passant par l'effondrement boursier de 1987 et de la crise asiatique dix ans plus tard. À chaque fois, les analyses passent volontairement, par un mécanisme de déni psychologique parfaitement rôdé, à côté de l'élément central et majeur de toutes ces crises : la spéculation.

Des tulipes à Internet
L'instinct grégaire, l'effet de levier et le déni psychologique
À quand la prochaine ?

Des tulipes à Internet
Pour retrouver la première véritable explosion spéculative connue, il faut remonter jusqu'en 1637, où la Hollande fut le théâtre d'une grave récession économique. La découverte des tulipes déclencha une spéculation frénétique qui prit la forme d'un marché spécialisé dont les cours s'envolèrent pendant quelques années. pour retomber à grand fracas peu de temps après.
Depuis, l'histoire se résume à une succession assez régulière de crises financières : les crises financières en France et en Grande-Bretagne en 1720 ; le « cycle américain » de 1819, 1837, 1857 et 1873 qui précéda la grande dépression de1929 ; la débâcle américaine de 1987 ; la crise des marchés asiatiques en 1997 ; et la bulle Internet à l'aube de ce siècle.

Cette liste impressionnante ne devrait pour autant pas nous faire oublier que toute une série d'autres bulles spéculatives, de petite ou moyenne importance, ont éclaté ci et là. Ces répétitions ont de quoi surprendre. Il se fait tout simplement que dans la pratique, la mémoire financière n'excède pas vingt années, au-delà desquelles le souvenir du désastre précédent est effacé et qu'une variante de l'épisode antérieur ne resurgisse. Cela peut sembler aberrant, mais l'« homo economicus » est ainsi.

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L'instinct grégaire, l'effet de levier et le déni psychologique
Ce qui est absolument remarquable dans les exemples qui précèdent, c'est que tous, sans exception, se sont déroulés de la même manière. Certes, des différences existent dans le fonctionnement des marchés financiers entre 1720, 1929 ou notre époque, mais elles ne sont que d'autres formes déguisées de spéculation. Car à chaque fois, le processus est le même et se déroule en trois étapes.

La première est le point de départ de la spéculation. Dans le monde des investisseurs, le rapport à l'argent est pour le moins curieux : plus on en a, et plus il découle de la maîtrise absolue des paramètres financiers. Il est signe d'intelligence et d'intuition financière hors du commun. Lorsque l'un de ses esprits éclairés se manifeste, le reste de la meute accourt aussitôt, espérant récolter les dividendes de ce qui ne peut être qu'un choix judicieux. C'est l'instinct grégaire.

La deuxième étape est la constitution de la bulle spéculative, où se produit le décalage avec le réel. Un enthousiasme collectif s'empare des acteurs financiers qui se mettent à investir à tout va, persuadés que les cours monteront sans limites. On le sait, la perspective d'enrichissement rapide et sans frais peut engendrer de tels comportements chez l'être humain. Plus fort encore, pour justifier cet enrichissement, l'épisode euphorique est volontairement protégé et soutenu par ceux qui y participent. Leur grand nombre et leur supposée intelligence les confortent dans leurs choix.
Mais encore faudrait-il que les marchés tolèrent de telles envolées. Chaque crise financière de l'Histoire comprend un « effet de levier », c'est-à-dire un pouvoir démultiplicateur d'endettement qui permet aux investisseurs de combler le besoin exprès de capitaux. Le levier a pris des formes bien différentes à travers les siècles mais il joue systématiquement le même rôle : accumuler des capitaux qui contribuent à faire enfler encore davantage la bulle. Généralement, plus fort est le levier, plus dure est la chute.

Quelque chose, peu importe quoi, déclenche la troisième étape : le renversement final. Et les milliards s'évaporent comme par enchantement. Seulement, au lieu de se concentrer sur la raison principale de la crise, la spéculation des investisseurs, les analyses se déplacent sur l'élément déclencheur, ce « quelque chose ». Il existe deux explications à cet étrange raisonnement.
La première raison tient sans doute dans la quantité impliquée d'individus et d'institutions réputées, des banques aux cabinets d'expertise. Comment imaginer qu'autant de gens aient pu se tromper ? Le mythe, qui associe argent et intelligence, est bien plus profondément ancré qu'on ne le croit. Le bouc émissaire est donc nécessairement ailleurs.
La deuxième est d'ordre dogmatique. L'idéologie du libre-échange ne tolère aucune anomalie, considérant les marchés financiers comme un reflet neutre et exact de facteurs externes. Il n'est pas sensé porter les germes d'une dynamique d'erreur interne. Le marché est infaillible.

Parés de ces affirmations, les intervenants de la crise occultent toute responsabilité directe sur les évènements. C'est uniquement pour ces raisons que les crises financières ont resurgies. et resurgiront certainement encore.

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A quand la prochaine ?
De nos jours, la menace de crise financière semble particulièrement évidente. Mais à la différence d'autrefois, elle pèse sur plusieurs fronts à la fois. Les agissements des fonds d'investissement spéculatifs, les « hedge funds », en sont la raison principale.

On l'a dit, les « effets de levier » jouent un rôle essentiel dans la formation d'une bulle spéculative. Actuellement, deux types de leviers, bien qu'utilisant des recettes déjà éculées, paraissent les plus susceptibles de provoquer d'énormes dégâts.
Le premier concerne le marché des dérivés de crédit. Dans une économie totalement virtuelle soumise aux intuitions subjectives des « traders », le phénomène a pris une ampleur considérable, puisqu'une transaction financière sur cinq concerne des dérivés de crédits (dont le principe général permet à un investisseur de se prémunir contre un risque ou un retournement de conjoncture en transférant ce risque sur un autre investisseur), le tout portant sur des milliards de dollars. L'investisseur américain Warren Buffet, bien placé pour connaître les dessous de la finance estime lui qu'il s'agit rien moins que d'« armes financières de destruction massive ».
Ensuite, on ne peut passer sous silence la magnifique technique du LBO (Leverage Buy Out), qui permet à un investisseur de s'endetter afin de réunir des sommes qui lui permettent ensuite d'investir ou de racheter bien plus gros que ce qu'il pourrait faire habituellement. Le nombre constamment croissant de fusions et d'acquisitions (les fusions et acquisitions dans le monde ont augmenté de 53% rien que sur le premier semestre de l'année 2007) s'explique principalement par cet artifice. Il est à noter qu'à l'intérieur de ce système, les principaux prêteurs, banques et crédits d'assurance, contribuent largement à l'esprit festif.
On aurait une fois encore tort de minimiser les risques que présentent le comportement des hedge funds. Les faillites retentissantes de LVTCM en 1998 et celle d'Amaranth en 2006, où plusieurs milliards de dollars se sont instantanément évaporés comme neige au soleil, sont là pour nous le rappeler. Si la crise boursière a à chaque fois été évitée, il s'en est fallu de très peu. Mais face à cette menace omniprésente sur les marchés boursiers, pour la première fois, une partie de la communauté des économistes met en garde les investisseurs. Il est assez savoureux de constater que ce sont d'anciens apôtres du libre-échange, le
FMI et l'OCDE, que viennent les remontrances. Des mesures toutefois insuffisantes pour empêcher l'histoire de se répéter.

Les prochaines années seront réellement celles de tous les dangers. Du côté transatlantique, c'est la spéculation dans le crédit immobilier qui nourrit les plus sérieuses craintes. La focalisation constante sur la lutte contre le réchauffement climatique alimente aussi la spéculation, qui s'est emparée des énergies renouvelables et des produits agricoles permettant l'élaboration des biocarburants. La bourse chinoise a montré de grands signes d'instabilité, en février et juin 2007, avant de remonter. Mais la Chine représente plus que jamais l'eldorado qui fait saliver les investisseurs. Un contexte idéal pour une future crise financière, on en conviendra. Enfin, comment passer sous silence le plus grand déséquilibre structurel entre les Etats-Unis et ceux qui financent sa dette en rachetant leurs bons du Trésor. Les Etats-Unis n'étant plus capable de produire autant que ce qu'ils consomment, viendra un moment où l'on atteindra le point de non-retour.
Il est à parier que la prochaine crise d'ampleur se propagera en ondes sur toute la planète. Car l'une des différences fondamentales avec le passé réside dans la caractéristique essentielle de la globalisation : l'interdépendance accrue des marchés, qui favorise la diffusion des emballements spéculatifs entre des pays pourtant fort distants géographiquement les uns des autres. Aujourd'hui, l'éclatement d'une bulle financière sur un marché provoque aussitôt un effet de contagion sur les autres. C'est ainsi que les marchés des pays développés furent, dans une moindre mesure tout de même, également touchés par la crise asiatique de 1997.

Force est de constater après une telle analyse que ce n'est pas seulement le capitalisme qui porte en lui les germes des crises financières, mais l'utilisation qu'en fait l'être humain lui-même. On voit dès lors très mal la réglementation préventive qui pourrait servir de garde-fou ou faire ouvre préventive. La minimalisation des risques de crises financières majeures ne pourra se réaliser qu'en exerçant un contrôle accru sur la finance internationale. Mais surtout, c'est la conscience aiguë du phénomène, tant individuelle que collective, qui permettra d'éviter une nouvelle réédite de l'Histoire.

L’Opus Dei à l’oeuvre à Toulouse

06/08/2008 19:14 par dcamillevictoria

L’Opus Dei à l’oeuvre à Toulouse

Un prêtre de l’Opus Dei se voit confier par l’archevêque de Toulouse une des plus importantes églises du centre-ville : une première en France.

L’Evêché de Toulouse vient de confier à un prêtre de l’Opus Dei la paroisse de la Dalbade, au cœur du Toulouse historique, située entre la place des Carmes et la Garonne.

Fondé en 1928 par José Maria Escriva de Balaguer, l’Opus Dei est une église dans l’église, un ordre discret, pour ne pas dire secret, qui s’est toujours tenu à l’extrême-droite du bénitier. Dans « Camino », Escriva expose son credo. Prenant acte de la sécularisation de la société, il ouvre le chemin de la sanctification de tous, et notamment les laïcs, par le travail. Se structure alors en Espagne une organisation qui compte trois types de membres : des prêtres, qui mènent les opérations (souvent des théologiens de très bon niveau), des numéraires (des sortes de moines laïcs, qui travaillent « en ville », mais vivent dans des résidences-couvents et font vœux de chasteté) et des surnuméraires (des laïcs qui vivent en famille, mais en respectant une discipline religieuse très stricte). Les prêtres sont la tête, les numéraires les jambes… et les surnuméraires le portefeuille (ils se reconnaissent à leur belle situation financière et à leur progéniture abondante).

Grand soutien de Franco pendant les années noires de la dictature du Caudillo, ils ont aussi prêté main forte et goupillon agile aux dictateurs sud-américains des années 70-80. En Espagne, ils ont pignon sur rue, avec notamment une des meilleures universités espagnoles (Universidad de Navarra à Pampelune) et une des meilleures business schools du monde, l’IESE (basée à Barcelone et à Madrid). De nombreux ministres du dernier gouvernement Aznar étaient des surnuméraires « de la Obra » comme disent les Espagnols. On dit que Sarkozy a fait des places dans son entourage à des membres de l’Opus. Mais vous me direz, il a aussi fait des places à des catholiques pratiquants, à des protestants, à des musulmans et à des juifs, alors...

L’Opus Dei vit une inhabituelle mise en lumière depuis quelques années, grâce à Jean-Paul II et à Dan Brown. JP2, proche de la pensée d’Escriva de Balaguer, l’a béatifié, puis il a élevé l’Œuvre au rang de « prélature personnelle » (en gros ça veut dire que c’est un truc hyper important) et a choisi un prêtre espagnol Opusien comme Dir Com. (Ben 16, qui raffole de la messe en latin dos tourné aux fidèles, doit lui aussi être très proche de cette phalange). Dan Brown, de son côté, a mis en avant l’Opus Dei dans son Da Vinci Code, ce qui a permis à l’Œuvre de se faire un joli coup de pub en démontant facilement toutes les caricatures de Brown sur leurs coutumes baroques.

Même si les choses sont moins grandguignolesques que ne les décrit Dan Brown, il n’en demeure pas moins que les membres de l’Opus sont bien soumis à une discipline stricte (messe biquotidienne, rituels d’auto-flagellation, etc.) et à une loyauté absolue aux principes édictés par Escriva de Balaguer (chaque membre dispose, par exemple, d’un directeur de conscience qui le « conseille » sur son quotidien et sur sa démarche spirituelle).

Bref, l’Opus est une organisation parallèle à l’Eglise catholique et romaine, qui obéit en premier lieu à ses propres lois et qui diffuse, à travers le monde, une vision étriquée, conservatrice et extrémiste des Evangiles.

Les cas d’églises « de quartier » confiées à des prêtres de l’Opus Dei sont très exceptionnels. Il est préoccupant de voir que Toulouse, ville rose (dans tous les sens du terme), terre cathare et multiconfessionnelle, soit aujourd’hui infiltrée jusque dans ses églises par ces croisés de la pensée traditionaliste. Ce n’est peut-être pas un hasard…

France Désinfo ?

06/08/2008 19:12 par dcamillevictoria

 

France Désinfo ?

La « news radio » du réseau Radio France s’était taillé au cours des années passées une bonne réputation en matière de qualité d’information, de rapidité, et de variété des formats... Or depuis un bon mois, les informations communiquées par cette radio ne sont pas à la hauteur de ce que l’on peut espérer, quand elles ne frôlent pas la désinformation. Effet estival ou politique éditoriale voulue, telle est la question ?

France Info, la radio d’information en continu du groupe Radio France, est devenue un élément incontournable du paysage audiovisuel français, tout d’abord en raison de son format novateur au niveau national lors de sa naissance et progressivement par la brièveté et la diversité des informations données. Ajoutons à cela des chroniques de qualité réalisées par de très bons professionnels, une variété de tons, bref, la radio est vite devenue un cocktail apprécié.

Il se trouve que depuis un mois environ, la qualité des informations diffusées est en baisse sensible. Passons sur certains reportages bâclés probablement liés à l’activité de stagiaires ou professionnels débutants, aussi intéressons-nous plutôt à la nature des informations diffusées. Ainsi samedi et dimanche 2 et 3 août, le « fil rouge » de la radio a concerné les départs en vacances et la circulation automobile. Certes, il s’agit du traditionnel chassé-croisé de l’été, et on ne peut qu’approuver la diffusion d’informations concernant la localisation des « bouchons ». En revanche, les reportages multiples, ressassés en boucle, concernant les employés des cabines de péage, les patrouilleurs d’autoroute, et surtout les interviews de vacanciers dans un camping, ou sur la route du retour « ben-oui-c’était-trop-court-mais-on-fera-mieux-la-prochaine-fois » ou du départ « on-est-content-parce-que-cela-fait-un-an-qu’on-les-attend-les-vacances », constituent le degré zero de l’information, et le premier de la désinformation.

Le mot désinformation n’est pas trop fort, et ce pour deux raisons. Tout d’abord, les propos diffusés n’apportent rien de nouveau, rien d’inattendu, ou rien de réellement important. On ne peut donc pas qualifier de tels reportages « d’informations ». Ensuite, et plus grave, pendant que l’antenne est mobilisée pour diffuser ce qui n’est qu’un simple « remplissage », les informations importantes sont elles soit très brièvement mentionnées, soit tout simplement passées par pertes et profits. Durant ce même week-end, France Info a ainsi à peine traité ou évoqué l’enlèvement de deux Français travaillant dans le sud du Nigéria, une légère fuite radioactive en Autriche dans un laboratoire de l’AIEA, la découverte d’un fossile d’un ancêtre inconnu du T-Rex en Pologne, la mise en place par le Brésil d’un "fonds amazonien" pour lutter contre la déforestation, la mise au point par des chercheurs américains d’une pilule « dopante » pour souris, la suspension par « Médecins Sans Frontières » de ses activités au Nord-Darfour, etc.

Depuis ce week-end, France Info nous vend à longueur de journal les suites de l’assassinat d’un jeune enfant dans l’Ain. Certes, on peut considérer qu’il s’agit bien d’une information, mais quelle est son importance réelle pour la compréhension du monde, de la société ou de l’homme ? Ne devrait-elle pas être traitée pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un fait divers, et ce pour la même raison que précédemment. En effet, cette « information » reprise jusqu’à plus soif, occulte d’autres informations qui sont bien plus pertinentes et bien plus importantes. Nous avons ainsi « échappé » aux informations relatives aux négociations sur le nucléaire iranien, sur l’annonce par ce pays de la mise au point d’une nouvelle arme navale, au procès de Jacob Zuma, chef de l’ANC en Afrique du Sud, à la forte baisse de la confiance des consommateurs en Espagne en juillet, à l’annonce de la deuxième mise en examen dans l’affaire Kerviel/Société Générale, aux réactions hostiles de Kadhafi sur le projet d’union méditerranéenne, ou pour ceux qui veulent voir plus loin, à la possible existence d’une substance toxique fortement oxydante dans le sol martien. Nous avons aussi été tenus à l’écart de la baisse du « brut », autour de 120 dollars le baril, ce qui constitue une diminution de presque 20% de son prix en un mois environ... Il ne faudrait peut-être pas que les vacanciers sur la route constatent que les prix de l’essence et du gas-oil n’ont pas suivi le même chemin, loin s’en faut...

On a donc la vague impression que depuis quelque temps les informations diffusées par France Info se rapprochent lentement de celles au « standard TF1 ». Pourtant il ne s’agit pas dans ce cas de nous « rendre le cerveau disponible » pour le vendre aux publicitaires puisque cette radio ne diffuse pas ou peu de publicité. Alors, s’agit-il d’une simple creux dû à la période estivale, ou faut-il voir là l’émergence d’une ligne éditoriale bien décrite par Pierre Jourde dans la dernière livraison du Monde Diplomatique, dans son article intitulé « La Machine à abrutir » : donner au public « ce qu’il demande » ? Réponse à la rentrée !

Lettre à Nicolas Sarkozy sur le nouvel ordre mondial

06/08/2008 19:08 par dcamillevictoria

Lettre à Nicolas Sarkozy sur le nouvel ordre mondial

Etre humain ou unité ?

Quelle ne fut pas ma stupeur hier en regardant
la vidéo de votre discours l’an passé où vous avanciez votre désir de créer "le nouvel ordre mondial".



Qui êtes-vous, Monsieur Sarkozy, pour réserver un tel sort à vos congénères ? Quand on fouille dans divers supports d’information pour savoir ce qui se trame derrière ce nouvel ordre mondial, on s’aperçoit très vite que le terme "unité" pour nommer l’être humain est tout à fait approprié à l’avenir que vous nous réservez.

Peut-être aussi est-ce pour laisser le peuple dans l’ignorance que vous voulez restreindre les libertés sur internet ?

Il est affolant au regard de ces vidéos et de vos propos (et ceux de vos semblables) de percevoir le plaisir et le triomphalisme que provoquent le pouvoir et l’argent.

Je n’ignore pas que vous essayez par vos campagnes de désinformation via les médias que vous contrôlez d’appauvrir l’impact sur la "mass" pour lui éviter de trop penser et donc de réagir, mais on ne peut traiter "d’illuminés" dans le vrai sens du terme des milliers de personnes qui pensent que l’être humain, quelles que soient ses responsabilités dans le chaos qui se prépare, ne mérite pas de vivre et de mourir pour satisfaire quelques élitistes.

Pour calmer les humeurs, je dirai simplement que si les vidéos sur le site de Dailymotion et
l’article censuré de Thierry Meyssan ne reflètent qu’une infime partie de vérité, les années ou les mois qui viennent feront voir aux "unités" que nous sommes, le vrai visage des "grands" de ce monde ; peut-être même, aurez-vous la surprise de constater que certains d’entre nous ont encore de vraies valeurs.

L’article de Meyssan sur Alterinfo
Une critique de cet article sur Conspiracy Watch

George W. Bush accusé de meurtre

06/08/2008 19:00 par dcamillevictoria

George W. Bush accusé de meurtre

L’information date de la semaine dernière, mais elle est largement passée inaperçue, et vaut la peine d’être remise en lumière. Le 25 juillet, des auditions se sont déroulées devant la commission judiciaire du Congrès des Etats-Unis, dans le cadre de la tentative, préparée par le député de l’Ohio Dennis Kucinich, de déclencher une procédure de destitution contre le président Bush.

Durant cette journée d’auditions, Vincent Bugliosi a accusé George W. Bush de meurtre. Ancien procureur de Los Angeles, il est connu pour avoir été chargé d’instruire l’affaire "Charles Manson" (l’assassin de Sharon Tate, femme de Roman Polanski), et pour avoir obtenu 21 condamnations pour meurtres... en 21 procès pour ce chef d’inculpation.

Durant son intervention, il a très succinctement repris l’argumentaire de son livre The Prosecution of George W. Bush for Murder, paru en 2008. Un ouvrage très polémique, devenu un best seller aux Etats-Unis, malgré un black-out presque total des grands médias (le New York Times a d’ailleurs évoqué ce phénomène médiatique le 7 juillet dernier).

L’ancien procureur a rappelé que le 1er octobre 2002, le président Bush avait été averti par 16 agences de renseignement américaines, dont la CIA, que l’Irak ne possédait pas d’armes de destruction massives. Le 7 octobre, Bush affirmait pourtant que l’Irak était une menace pour les Etats-Unis, en raison de sa possession d’armes de destruction massives. Bugliosi s’est servi ensuite de la mise en évidence de ce mensonge pour défendre l’idée que Bush était coupable de la mort de plus de 4.000 soldats américains, et plus de 100.000 civils irakiens (on parle là de morts "certifiées", certaines estimations allant bien au-delà).

Peu de temps après sa première intervention, il a repris la parole pour livrer cette très forte révélation :

"Le 31 janvier 2003, moins de deux mois avant que Bush n’ordonne l’invasion de l’Irak (...), Bush et le premier ministre britannique Tony Blair se sont réunis dans le bureau ovale avec six de leurs principaux conseillers, parmi lesquels le conseiller en chef de politique étrangère de Tony Blair, David Manning. Après la réunion, Manning prépara un compte-rendu de cinq pages, extrêmement sensible, résumant ce qui avait été dit durant la réunion. Il écrivit que George Bush, pas Tony Blair, George Bush était si inquiet de l’échec des inspecteurs des Nations Unies à trouver des armes de destruction massive en Irak, qu’il évoqua trois moyens possibles pour, je cite « provoquer une confrontation », fin de citation, avec Hussein, dont l’une était, je cite, je cite George Bush, « faire voler un avion de reconnaissance U2 au-dessus de l’Irak, peint aux couleurs des Nations Unies, et si Hussein tirait dessus », disait Bush, « il serait en violation des résolutions de l’ONU et cela justifierait notre entrée en guerre ». Donc Bush disait aux Américains, disait au monde, que Hussein était un danger imminent pour la sécurité de ce pays, mais derrière les portes closes, George Bush parlait de la manière de provoquer Hussein pour rentrer en guerre."

Le célèbre avocat s’était aussi exprimé, un peu plus tôt, sur MSNBC sur son action spectaculaire à l’encontre du président Bush. A 6 min 20 de la vidéo qui suit, il évoque la rencontre Bush-Blair décrite par David Manning.

Sur le blog Hot Potato Mash, on peut voir Vincent Bugliosi développer plus longuement son réquisitoire (en anglais).

George W. Bush bientôt au cinéma

On ne sait pas encore si Oliver Stone a inclus ce type d’accusations très rudes dans son film sur le très décrié président états-unien...

Voici en tout cas la bande-annonce du très attendu W. On y voit George Bush, incarné par Josh Brolin, qui se saoule, fait de la prison, danse avec une stripteaseuse, etc.

Outre les frasques et les beuveries - déjà connues - de W, le film de Stone fait une large place à la relation père-fils des Bush. Dans la bande-annonce, on voit ainsi le père, assis dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche, sermonner le fiston : « Tu fais la fête, tu cours les jupons, tu conduis alors que tu est saoul : pour qui est-ce que tu te prends ? Un Kennedy ».

Oliver Stone, connu pour ses positions anti-Bush, dit néanmoins avoir fait un film objectif sur le président des Etats-Unis. Le réalisateur avait déjà signé deux films sur d’anciens présidents américains : JFK en 1991 et Nixon en 1995, plutôt bien reçus par la critique.

Pour W, les avis sont mitigés... parmi les spécialistes de l’administration Bush. Ainsi, Robert Draper, auteur de Dead Certain : The Presidency of George Bush, s’est dit agacé par certains dialogues :

« Ça vous laisse avec l’impression que la Maison-Blanche est gérée comme un dortoir de campus, dit-il. Les gens s’appellent par leurs surnoms, et discutent d’aller en guerre comme s’ils parlaient d’un pari au football. Décrire ainsi le fonctionnement de la Maison-Blanche, c’est carrément manquer le bateau... ».

Chacun pourra se faire un avis très prochainement. Le film sort en salle le 17 octobre.

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