1 - Définition
2 - Objectifs / Conditions et raisons de désencombrer
3 - Qu'est-ce qui encombre?
4 - Quelques moyens pour y arriver
5 - Que faire des encombrants?
6 - Effets du désencombrement
7 - Obstacles au désencombrement
8 - Le désencombrement et notre entourage
9 - Désencombrement : un luxe de riche?
10 - Certaines particularités au désencombrement
11 - Le chemin psychologique par rapport au désencombrement
12 - Conclusion
13 - Références
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1/ DEFINITION
Quand on parle de désencombrement, viennent à l'esprit l'idée de faire de l'espace, et celle de se débarrasser de l'inutile. Il n'est pas nécessaire qu'un objet encombre pour être évacué dans le cadre du désencombrement : les raisons sont souvent plus subtiles.
Il s'agit d'une réelle entreprise, et cela prend du temps. Car le plus souvent, on ne le fait pas en une fois, mais par étapes. Les étapes peuvent représenter les espaces à désencombrer, ou un désencombrement par couches successives. Car il faut en général faire du chemin dans sa tête pour accepter de se débarrasser de certaines choses.
L'inutile, c'est :
- ce qu'on n'utilise plus;
- ce qui ne nous convient plus (car nous changeons, car notre mode de vie change);
- ce qu'on n'aurait jamais dû acheter ou recevoir (les achats impulsifs ou conditionnés, les cadeaux non désirés).
La limite du désencombrement n'est pas seulement l'espace disponible ou l'utilité des objets. Chacun, selon son niveau de conscience, et son mode de vie, jugera pour lui-même ce dont il estime avoir besoin. La nécessité du stockage de produits recyclables et l'archivage de documents pour "au cas où", sont à évaluer par celui qui les possède. Il n'y a pas de règle définie, mais bien une direction. Le désencombrement est donc une notion subjective.
2/ OBJECTIFS / CONDITIONS ET RAISONS DE DESENCOMBRER
Si les conditions et raisons pour désencombrer peuvent être diverses, elles se rejoignent toutes vers un objectif global commun : vivre dans un milieu qui nous convient plus et qui est plus respectueux de notre environnement naturel, social et psychologique.
Le choix de désencombrer peut être fait par tout le monde. La simplicité volontaire et le désencombrement sont toutefois très proches.
Il est essentiel que la démarche soit initiée en fonction d'une nécessité propre et non par l'influence de l'entourage ou la recherche de la bonne conscience.
Les raisons qui mènent à effectuer un "désencombrement" sont multiples et se cumulent bien souvent pour parvenir à une mise en action dans le concret. Il s'agit d'un projet, qui la plupart du temps aura mûri mentalement avant d'être mis en oeuvre.
En voici quelques unes, les plus souvent rencontrées :
a) Le manque d'air, d'espace, d'ordre, de propreté :
Plus on accumule des objets, plus on réduit l'espace de vie et on sature l'espace en poussières. On peut arriver à réellement se sentir "étouffer" et trébucher continuellement sur nos affaires. Ou encore, par manque d'ordre, on cherche en permanence tous nos objets.
b) Le manque de revenus :
Accumuler et entretenir des biens exige forcément de l'argent, et nos revenus ne sont pas extensibles. Stopper l'accumulation mène presque directement, par logique et cohérence, à l'acte inverse de se débarrasser de ce qui a déjà été accumulé.
c) Le surmenage (manque de temps) :
L'encombrement entraine un surplus d'entretien, de nettoyage, de rangement, voire de gestion, à effectuer. Il exige pour cela l'énergie, le temps et l'argent pour la maintenance.
Ce qu'on libère dans notre espace de vie, on le libère également dans notre espace mental. C'est bien souvent notre tête aussi qui est trop encombrée. Après un désencombrement, chacun qui l'a fait, pourra dire : on "respire" mieux, au propre, comme au figuré.
Remarque :
Certaines personnes, depuis toujours, vivent dans un cadre sobre. Elles ne sont donc pas concernées personnellement par le sujet, et ont au contraire une sérieuse longueur d'avance. Cependant, la plupart des consommateurs moyens dans nos pays (occidentaux), même avec un revenu modeste, sont probablement très concernés, s'ils sont devenus conscients du non sens de la "consommation".
3/ QU'EST-CE QUI ENCOMBRE?
a) En tout premier : le superflu
Ce sont les gadgets, les objets de plaisir factices, certaines collections qui ne nous apportent pas grand chose (le plaisir est bien souvent de collectionner en recherchant à acquérir des pièces de collection supplémentaires, pas de profiter réellement des objets déjà acquis).
Cela peut concerner des objets très différents pour chacun : certains objets de décoration, des livres, cd, vidéos, dvd, des bijoux, par exemples. Pour d'autres, ces mêmes objets peuvent servir quotidiennement et ne pas faire l'objet d'un désencombrement.
b) Ce que nous n'utilisons plus
Par excellence : les vêtements et jouets d'enfants qui ont grandi. Mais aussi, ce peuvent être des vêtements qui ont rétréci, ou devenus inadéquats lorsqu'on a changé de taille, de goûts, de métier. Toute activité stopp��e peut engendrer la mise au rebut (ou en attente) du matériel qui l'accompagnait.
c) Ce dont nous n'avons pas vraiment besoin et qui ne nous facilite pas tant la vie que cela
Ce sont tous les appareils et ustensiles que nous utilisons peu et pouvons remplacer par un système manuel; que souvent nous possédons également. Par exemple, l'aspirateur contre le balais, le moppe, la ramassette; ou encore, le four à micro-ondes contre les poêles et casseroles classiques; la couverture électrique contre un bon pull ou une bouillotte; la tondeuse électrique ou à essence contre une tondeuse mécanique.
d) Ce qui nous est peut-être utile mais nous force à gaspiller ou consommer
Par exemple, les essuie-tout en papier ne sont pas indispensables, un torchon fait tout aussi bien l'affaire. Les mouchoirs en papier n'ont que l'avantage apparent d'être jetables, mais ils irritent, se déchirent, polluent; alors que le mouchoir en tissu est bien plus pratique.
Les lampes à abat-jour (empêchant une bonne part de la lumière de passer), nous poussent à multiplier leur présence, alors qu'un seule bonne ampoule peut éclairer tout une pièce.
e) Ce que nous gardons par attachement personnel mais dont nous n'avons pas la conscience de la présence
Ce sont pour la plupart des souvenirs. Cela peut être également des documents d'archive peu importants que nous gardons "au cas où" mais dont la probabillité d'utilisation est si proche de zéro que les garder ne fait plus sens.
f) Ce dont nous avons peur de nous séparer
Ce que l'on garde "au cas où", alors que l'inconvénient de le garder est plus important que l'avantage de l'utiliser le cas échéant, et qu'il serait possible de se procurer l'objet en prêt ou à moindre frais si le besoin s'avérait. Ce sont souvent des documents : articles, livres, brochures, dépliants. Nous avons pour la plupart, oublié que nous les avions, et si nous avions besoin de l'information, nous songerions d'abord à visiter internet, donner un coup de fil, demander à des amis, ou encore passer à la bibliothèque. Cela peut être des outils comme la foreuse, ponceuse, etc. que l'on n'utilise pas une fois par an et que presque chaque ménage possède. Il est donc très facile de se les procurer en prêt. Cela peuvent être des vêtements de soirée, achetés pour un événement ponctuel il y a bien longtemps, qui ne servent plus, mais qui, peut-être un jour.... Ils peuvent servir à d'autres maintenant, et il sera toujours possible d'en avoir à prêter, ou au pire, d'en louer, si une nouvelle occasion devait se présenter.
4/ QUELQUES MOYENS POUR Y ARRIVER
S'il n'y a bien sûr pas "une" méthode à préconiser, il y a bien l'un ou l'autre conseil à donner :
Tout d'abord, il est primordial de prendre la décision de désencombrer, uniquement si elle nous convient, si elle est née d'un réel besoin ou d'une envie importante, et non suite à une influence, une information, une pression, un conseil, ou pire encore, un sentiment de culpabilisation. Il faut que cette démarche soit cohérente, conséquente avec ce que l'on vit.
Ensuite, il est important de réaliser cela à son rythme. Ne jamais précipiter la d��cision de donner, jeter, vendre. Une distraction est vite faite. Une fois l'objet ailleurs, il est très probable qu'on ne pourra plus le récupérer.
Créer un lieu où tous les objets destinés au rebut sont provisoirement entreposés peut permettre, lorsque le jour vient de s'en débarrasser, de retirer en dernière minute celui qui y a été glissé par erreur.
Une situation citée par Flore exprime aussi l'importance de prendre son temps, de laisser le chemin se faire : "Pour ma part, souvent quand je fais du tri, je me dis : ah tiens, j'avais ça. Ca ne m'a pas manqué. Mais en général, même si je pense le donner, je le garde... jusqu'au prochain tri. Si alors, je ne l'ai pas utilisé, alors que cette fois j'ai conscience de l'avoir, cet objet, alors je le donne. C'est une solution pour les étourdis comme moi qui ne pensent qu'à ce qu'ils voient... et qui oublient ce qui est soigneusement rangé dans un tiroir. Mais des fois, c'est comme ça que j'ai réutilisé des trucs que je ne pensais plus avoir et qui finalement m'ont bien servi."
Désencombrer est un apprentissage de vivre avec moins, cela ne se fait pas forcément pour tout le monde sur un claquement de doigt. Autrement dit, une fois qu'on commence, on n'est jamais sûr de terminer. Il est donc probable que le travail ira moins vite que prévu.
Pour faire un désencombrement en profondeur, il peut être utile de visiter tous les lieux du logement, tous les lieux de rangements, sans exception, objet par objet. Cela permet d'avoir conscience de tout ce que nous détenons, car l'inutile se cache partout.
Parmi les témoignages de personnes ayant commencé, on retrouve deux tendances pour effectuer ce grand nettoyage.
Soit on prend le taureau par les cornes, on va tenter de vider la place, les places, par une grande marrée de nettoyage. On s'organise pour mettre tout en caisse, remiser les objets en attente de départ, au garage, à la cave, au grenier ou dans un placard. Et ensuite, on s'inscrit à une brocante, on fait venir un camion d'Emmaus, d'Oxfam, des Petits Riens ou d'une autre association de récupération (voir le paragraphe 13/ Références)
Cela peut se passer à l'occasion d'un déménagement, du changement de la structure familiale, ou d'autres raisons incitant un bouleversement important.
L'autre manière est de fonctionner au coup par coup, par pièce, par armoire, par thème, et d'élaguer le surplus. Cette méthode est en général moins radicale, plus dépendante de l'humeur du moment, moins planifiée.
Il est cependant probable que dans les deux cas de figure on fonctionne par couche concentrique. La première vague étant probablement la plus importante, il reste souvent encore beaucoup à trier. Car il n'est pas trop difficile de se défaire de ce qui nous gêne le plus. Ce n'est pas forcément le cas pour la suite. Il y a les objets dont on se rend compte qu'ils n'ont plus servi depuis longtemps, mais dont on se dit aussi qu'ils pourraient servir bientôt. et il faut donc encore laisser cheminer l'idée de s'en défaire. Lors de la prochaine tournée, ils passeront la porte plus facilement. Il y a aussi les objets pour lesquels nous avons besoin d'un certain temps pour digérer, accepter l'idée de nous en séparer. Intellectuellement nous savons qu'ils sont de trop, mais cela nous sécurise encore de les garder. Rien ne sert de trop forcer, ce serait ne pas nous respecter, et cela freinerait le reste du chemin de désencombrement. A avancer trop vite, on finit par se trouver en situation de reculer si on n'est pas prêt.
5/ QUE FAIRE DES ENCOMBRANTS?
Ce que l'on fait des objets à évacuer va dépendre de leur état :
- état de marche (pour les appareils)
- usure (pour les vêtements par exemple),
- utilité (pour les outils, gadgets par exemple),
- actualité (pour les objets soumis à la mode, ou la documentation par exemple).
Pas mal de solutions sont possibles :
- les donner,
- les troquer,
- les vendre,
- les recycler,
- les jeter,
- les détruire.
L'idéal semble de pouvoir donner, de préférence à ceux qui en ont le plus besoin. Pour le plus inutile, les gadgets par exemple, la question reste posée de savoir si ce n'est pas un cadeau empoisonné que de les donner.
Il y a également des objets qui ne peuvent plus servir à personne, des objets trop personnels : de vieilles lettres affadies, ou alors des objets cassés : débris de vaisselle. Excepté le recyclage de la matière première, il n'y aura pas vraiment de possibilité pour le réemploi.
Pour la plupart des autres objets, il est souvent bien plus utile de les remettre en circulation d'une manière ou d'une autre que de les garder.
Tout dépend également du temps et de l'énergie que l'on est pr��t à consacrer pour évacuer les encombrants, ainsi que de la conscience de l'utilité du réemploi.
Voici quelques solutions pour trouver une aide ou une destination pour les encombrants. Les sites (*) internets associés sont repris dans le paragraphe 13/ références.
- les bibliothèques (*) et médiathèques (*) pour les livres et tout support audio, audio-visuels
- les brocantes (*)
- Les associations carritatives ou sociales : Emmaus (France) (*), Oxfam (Belgique) (*), Les Petits Riens (Belgique) (*), les paroisses, associations locales, communautaires, sociales de quartier, communales, municipales.
- l'entourage
- Les sites et systèmes de dons (*)
- les SEL, JEU, et autres réseaux d'échange (*)
- les vide-greniers
- les sites de vente aux enchères sur internet : E-bay (*) et Priceminister (*)
- les dép��ts de vente d'occasion
6/ EFFETS DU DESENCOMBREMENT
Tant l'action de désencombrer, que le résultat, ont plusieurs effets. Selon les témoignages, voici les effets du travail de nettoyage, de tri, de rangement, d'évacuation :
- Cela donne un coup de peps. On se sent respirer. On a plus d'espace. On se sent plus libre, plus vif, plus léger. Car ce qui n'est plus dans notre espace de vie n'encombre plus notre cerveau. Il n'est plus nécessaire de l'entretenir, de le nettoyer, de retenir qu'on l'a et où c'est rangé, d'avoir à disposition l'espace où c'est rangé, de savoir comment ça marche. C'est donc en plus d'un espace physique, de l'espace mémoire, un gain de temps, une perte de stress, de préoccupation.
- Vu que le désencombrement diminue la nécessité de nettoyer, on a plus de facilité à garder de l'ordre et à ranger au fur et à mesure, et paradoxalement, cela encourage à nettoyer plus fréquemment, à mieux entretenir et à évacuer tout ce qui gêne ce processus.
- On ressent un besoin d'ordre, de libérer son espace, de mieux savoir où ce que l'on a se trouve. En d'autres termes cela motive soit à désencombrer plus avant, soit à ne pas réencombrer, ou les deux.
- Cela aide à perdre le désir d'acheter et d'accumuler.
- On devient aussi plus conscient des conséquences écologiques, économiques et sociales de nos achats et de nos actes en général.
- On n'effectue plus l'achat d'une chose similaire à ce dont on vient de se débarrasser.
- Les achats deviennent plus ciblés, fonction des besoins.
- On apprend à user jusqu'au bout ce que l'on a déjà, surtout pour les nouvelles acquisitions (faites après désencombrement).
- Les raisons qui ont pouss�� à supprimer un objet aident également à ne pas réencombrer. Tout achat devient plus conscient.
- Certains se posent désormais les questions (tiré de l'article d'olivier Desurmont publié dans Agenda+ en septembre 2004):
1. En ai-je vraiment besoin?
2. Pourquoi est-ce que j’achète ceci?
3. Quel impact cet achat aura-t-il sur mes enfants et les générations futures?
4. Retirerai-je de cet achat un plaisir proportionnel aux ressources utilisées?
5. Puis-je consacrer à sa consommation le temps nécessaire, et cela sans arrière-pensée aucune?
6. Les personnes qui produisent ce que j’achète sont-elles adéquatement rémunérées? Bénéficient-elles des droits élémentaires d’association? De conditions de travail décentes?
7. Dans quelles conditions écologiques le produit acheté a-t-il été produit, le transport a-t-il été effectué, etc…?
8. Vais-je utiliser le produit suffisamment souvent pour en justifier l’achat?
9. La consommation de ce bien, ou de ce service, me rapproche-t-elle de mon but de vie? M’aide-t-elle à renforcer mes priorités? Ou, au contraire, m’éloigne-t-ell de mon axe, me disperse-t-elle?
10. Avant tout, puis-je acquérir ce bien, ou ce service, et l’utiliser sans qu’il ne me possède et m’utilise à son tour?
- Et à un niveau personnel, une autre question peut être posée :
"Est-ce que j'ai vraiment envie de passer autant d'heures à travailler pour me l'acheter?"
- Cela aide aussi les proches à ne plus nous offrir d'objets, vu qu'il n'y a plus de bibelots, de choses qui trainent, de collections de x ou y, les autres voient et se disent que nous n'aimons pas ça.
7/ OBSTACLES AU DESENCOMBREMENT
a) Faire de la place pour réaccumuler
Si l'on fait un désencombrement sans être prêt, sans être vraiment conscient de l'enjeu, on ne fait que préparer un plus beau réencombrement. Cela correspond plus, en quelque sorte, à un grand nettoyage de printemps. Car si on reste consommateur, avoir de l'espace encourage à le remplir en achetant, collectionnant. Notre désencombrement ne sera donc qu'un prétexte pour mieux gaspiller.
b) Le prétexte de stocker pour réutiliser quand il s'avère qu'on ne réutilise pas
C'est à chacun de juger pour lui-même, tout en étant conscient que le stockage (principalement pour ceux qui vivent à la campagne) peut être à la base d'une vie plus proche de l'autarcie. Mais il peut aussi n'être qu'un prétexte à ne pas jeter, car jeter c'est un peu mourir. Quand on vide les armoires et qu'on décide de garder certains objets, et que par la suite on en oublie l'existence, est-on bien cohérent dans la démarche?
L'expression "ça peut toujours servir" et "au cas où" sont dans ce cas juste un faux-fuyant. L'excuse donne bonne conscience, et permet de poursuivre la boulimie, l'avidité de posséder des objets.
Car en effet, l'expression "ça peut toujours servir" a parfois bon dos. Certains témoignages du forum de simplicité volontaire sont assez éloquents à ce sujet.
Brigitte : "Quand on se retrouve avec 3 rabots, au cas où, et qu'on les a depuis 20 ans, on se dit: le "au cas où" n'arrivera plus."
Flore : "Il ne s'agit pas tant de jeter, mais de décider de ne garder que ce qui nous sert vraiment, et de faire profiter aux autres ce dont on n'a plus besoin."
"Mais il faut que le recyclage soit initié par un besoin et non recyclé pour être recyclé en truc qui ne nous sert pas et qui traine."
Brigitte : "On ne s'encombre pas forcément en dépensant. Je me suis encombrée en faisant les monstres ou les encombrants (le comble), la décharge, les cadeaux des uns et des autres, les surplus aussi donnés pour x raisons, aussi en fabriquant des choses qui ne me sont plus utiles..."
A cela se greffe aussi le fait que quelque chose qui pourrait un jour nous servir, risque d'attendre plusieurs années, alors que d'autres personnes pourraient très bien en avoir besoin directement. N'est-il pas préférable alors de remettre directement ces objets en circulation?
Les différences de comportement seront donc fort liées à un désir de vivre plus proche de l'autarcie ou de faire profiter la communauté de ce dont on n'est pas sûr de se servir un jour.
Certains argumenteront que certaines collections ne sont pas liées à la pure consommation ou au gaspillage. Cependant, collectionner de "l'occasion" ou du "naturel" que l'on n'utilise pas, relève toujours de l'accumulation inutile qui encombre l'espace comme l'esprit.
A l'exception du fait que l'on n'achète pas neuf, "chiner" reste un pur comportement de consommateur quand les biens recherchés ne sont pas acquis pour répondre à un réel besoin.
c) Evacuer les objets qui sont riches en souvenirs
Evacuer les objets qui sont riches en souvenirs va forcément nous occasionner un pincement au coeur. Nous pouvons choisir délibérément de garder (ou non) les souvenirs en mémoire, sans garder les objets auxquels ils s'y rattachent. Une personne nous a même dit qu'avant de se défaire de certains objets qui lui tiennent à coeur, elle en prend une photo.
Bien souvent, l'objet auquel est rattaché le souvenir, fait partie de notre cadre visuel quotidien, et dans les faits, le souvenir n'y est plus trop rattaché. Ou alors, l'objet se trouve au fond d'un tiroir, et nous n'y pensons pratiquement jamais. Dans ce cadre, s'en séparer ne change pas grand chose.
Dans les deux cas, il s'agit bien plus d'une peur à gérer que d'un manque à vivre.
d) L'effet fatigue dû au réveil des émotions
Remuer nos vieilles affaires peut correspondre à un réveil d'un passé douloureux. Nous n'en sommes pas forcément conscients. Un effet inverse de libération pourra suivre ultérieurement. Il est probablement important d'être attentif au vécu qui accompagne l'acte en tout cas. Car ce qu'on nettoie à l'extérieur de soi, on le nettoie aussi à l'intérieur. Donnons-nous donc le temps de faire correctement les choses, et ne prenons pas cela trop à la légère. Il est probable que le début soit plus difficile, mais au fur et à mesure, l'effet extérieur et intérieur motive à poursuivre. En inversant nos mécanismes, nous effectuons un changement important dans nos vies, et nous pouvons observer l'évolution de nos conceptions qui accompagnera ces changements.
e) Aller trop vite, évacuer ce qui nous est encore utile
Si l'expression "ça peut toujours servir" est souvent un prétexte, elle est parfois aussi tout à fait adéquate. Un risque réel du désencombrement est d'aller trop vite en besogne et de se défaire d'objets qui, à court terme, nous manquent réellement, et qu'il est difficile, voire impossible de récupérer ou de se procurer à nouveau. Il y a certains objets que l'on utilise rarement, mais périodiquement, par exemple, lorsqu'ils sont liés à la saison. En triant les outils en été, on pourrait se trouver devant une clé pour purger des radiateurs, ne pas la reconnaître, et l'envoyer au rebut. On sera bien embêté dès les premiers assauts de l'hiver, quand on se souviendra du geste malencontreux, mais irréversible.
8/ LE DESENCOMBREMENT ET NOTRE ENTOURAGE
Faire du désencombrement n'est pas anodin, ni pour notre milieu de vie, ni pour notre propre vécu. Mais cela implique également, dans la plupart des cas, des changements par rapport à l'entourage. Cela peut avoir plusieurs aspects vécus comme négatifs :
- Nous ne serons pas toujours à même d'expliquer ce que nous vivons en étant compris. En effet, comment se faire comprendre des autres qui sont obnubilés de gagner plus pour pouvoir dépenser plus, acquérir plus, quand nous prenons la direction opposée qui nous fait nous sentir mieux. Même ceux qui intellectuellement comprennent le processus, mais ne le vivent pas, auront du mal à pouvoir adhérer à notre enthousiasme.
- En parallèle, une fois engagé dans le processus, et cela concerne aussi les thèmes de la simplicité volontaire et de la décroissance, il est difficile de rester sur la même longueur d'onde que ceux qui n'ont pas pris cette direction. Et plus le temps passe, plus la tentation est grande de les juger dans les comportements auxquels nous n'adhérons plus, et que pourtant, nous posions nous-mêmes il n'y a pas si longtemps que ça. Un effort sur soi est parfois bien utile pour nous retirer de la bouche toute parole culpabilisante condamnant un comportement conçu comme tout à fait logique par nos proches.
Il s'agit donc de choisir une direction, sans se laisser tenter de dénigrer ceux qui suivent la direction opposée à laquelle nous n'adhérons plus.
- A cela s'ajoute le fait que vu les bienfaits rendus par le désencombrement, nous aurons envie d'en propager l'effet autour de nous afin de convaincre nos amis, nos collègues, nos connaissances, certains membres de notre famille, etc. Malheureusement, les arguments sont souvent un peu abruptes et ne convainquent pas trop.
Cela n'empêche pourtant pas que nous puissions rayonner grâce à notre état d'esprit, notre bien-être et notre exemple.
9/ DESENCOMBREMENT, UN LUXE DE RICHES?
Au départ, se désencombrer, vient en effet du fait même que l'on "poss��de" en trop. Et souvent aussi que l'on possède de l'inutile. Il est aussi sûrement plus facile de se désencombrer quand on a la possibilité de racheter si on en a besoin. Cependant, la difficulté de l'attachement émotionnel à nos "possessions" n'est pas forcément plus faible lorsqu'on est plus aisé.
La simplicité volontaire, très liée au désencombrement, exprime d'elle-même ce paradoxe, en ce sens qu'elle est volontaire. Il faut donc être en mesure de pouvoir faire ce choix, ce qui est nettement moins accessible aux gens qui sont dans le besoin. Il est plus facile de choisir de vivre avec moins que de faire "avec" quand on n'a pas grand chose. Choisir de se désencombrer c'est un peu choisir de se défaire de nos attitudes de "riches", le concept lui-même étant très relatif.
10/ CERTAINES PARTICULARITES DU DESENCOMBREMENT
a) Ville et campagne
Quand on vit à la campagne, loin d'un centre urbain, et de surcroît, sur son lieu de travail, le désencombrement peut paraître opposé au bon sens. La place pour stocker, en géneral, ne manque pas. Les possibilités de réemploi sont nettement plus importantes pour le jardinage et l'élevage des animaux. Le mode de vie est fort différent si l'on ne peut compter sur les voisins, la communauté, trop éloignée, et qu'un déplacement vers la ville, pour un achat unique, exige d'allonger les kilomètres ou dizaines de kilomètres en voiture. La difficulté consiste alors à stocker intelligemment, de sorte à ne pas devoir chercher à chaque fois qu'on a besoin d'un objet. Cela exige tri, rangement, mémoire, et, le cas échéant, trace écrite. L'isolement rend également plus difficile toutes les solutions d'échange, de prêt, de partage, et poussent donc à penser mieux l'autonomie dans tous les domaines de la vie quotidienne. Cela exige également, de préférence, un habitat stable. De plus, à la campagne, souvent le lieu de vie peut rester libre de tout stockage, vu qu'il y a bien souvent une grange, un grenier, une cave, des annexes, etc., pour les entreposer.
A l'inverse, vivre en ville, en appartement et en location, donne plus d'occasion de se solidariser et d'effectuer un désencombrement. Car il n'est en général pas question d'utiliser le peu d'espace disponible pour des stocks, pas plus qu'il n'est recommandé de transbahuter ces stocks de déménagements en déménagements.
b) Le désencombrement avec les enfants
Vis-à-vis des enfants, la question se pose pour le choix de désencombrer : faut-il l'imposer ou non? Comment proposer aux enfants, à un âge où ils en sont capables, d'effectuer le désencombrement de leur chambre à coucher, voire d'une salle de jeux? Le témoignage de Brigitte à ce sujet montre bien la difficulté :
"Je suis bien consciente d'avoir participé (en tant que parent) à cet encombrement, et s'en est suivi une belle culpabilité pour moi, et cela m'a amenée aussi à réfléchir sur le fait d'imposer ou non mon choix pour la simplicité volontaire. Je préfère au fond les laisser choisir ce chemin ou d'autres qui lui ressemblent."
c) Les cadeaux
Le choix de désencombrer, a priori, ne concerne pas l'entourage extérieur au cercle familial. Comment faire dès lors pour éviter les cadeaux inutiles?
Tout d'abord, l'information peut circuler. Les proches vont déjà remarquer que le vide a été fait dans le lieu de vie. Le témoignage ensuite informera plus clairement des choix de désencombrer. Et enfin, rien n'interdit de faire des demandes claires : soit de ne pas recevoir de cadeaux, soit de changer les types de cadeaux, afin que ce ne soient plus des objets, et encore moins des objets inutiles. Au pire, il existe encore deux solutions. Soit évacuer le cadeau peu après sa réception. Soit le refuser clairement et gentiment. Bien sûr, il y a risque de vexation à la clé. Toutefois, il est probable que lors d'une occasion ultérieure, la personne dont le cadeau a été refusé, ne se remettra plus dans la situation d'essuyer un autre refus.
11/ LE CHEMIN PSYCHOLOGIQUE PAR RAPPORT AU DESENCOMBREMENT
Plusieurs aspects du chemin psychologique par rapport au désencombrement ont déjà été cités dans les paragraphes précédents :
- l'ordre que l'on remet dans son espace, on le met dans sa tête;
- la séparation d'objets anciens liés à des souvenirs douloureux peut être difficile, mais nous libère l'esprit du poids émotionnel qu'ils représentent;
- la diminution du nombre d'objets collectionnés libère notre mémoire quant à la rétention de leur mode de fonctionnement, du lieu de rangement, et du simple fait qu'on les possède.
Tout cela va nous donner un regain d'énergie (physique et morale) qui va être stimulé également par une nécessité moins grande, et pourtant une envie plus grande, de ranger et nettoyer, et par la disponibilité en temps que cela crée.
- Le désencombrement va également favoriser plus de cohérence entre nos pensées et nos actes. Il provoque la plupart du temps des questionnements, qui vont nous pousser à évoluer dans nos modes de fonctionnement. Entre autres, certains vont observer un changement dans les comportements d'achats: disparition ou diminution des achats impulsifs. On apprend à mieux cerner nos besoins, et à ne se procurer que le nécessaire.
- Il a été mentionné également l'importance d'initier le désencombrement à partir de soi, d'un besoin personnel et non sous l'influence d'autres personnes ou d'une lecture.
- Il est important de connaître ses limites, de savoir ce qui est important pour notre équilibre, et de le respecter. Dans ce cadre, chacun adaptera son rythme, la manière d'effectuer le travail, ainsi que le niveau de désencombrement effectué. C'est la conscience qui mène à l'acte. Et la conscience part de notre propre expérience, au delà d'une compréhension intellectuelle.
- A été évoqué également le processus par couches concentriques. Ce qui aura fait l'objet d'hésitations lors d'une première évacuation, pourra être évacué sans souci au second round. Un travail souterrain et pas forcément conscient se fera entre les deux.
- Un autre aspect qui a été abordé est la peur de se séparer de certains objets, surtout ceux à charge émotionnelle forte (par exemple, un cadeau reçu d'une personne chère et décédée). Mieux vaut ne pas s'y forcer. Les regrets ne sont jamais bénéfiques. D'un autre côté, l'expérience des premiers objets évacués, dont nous avions peur de regretter l'absence, va nous aider, nous motiver à dépasser cette peur pour les objets suivants. C'est une manière aussi d'apprendre à gérer certaines peurs.
Voici brièvement d'autres aspects non encore mentionnés :
- En effectuant la démarche du désencombrement, si on voit les avantages des premiers petits changements qu'on a commencé à faire : on continue à en faire. Et plus ça va, plus ça mène loin. C'est une sorte de spirale positive;
- Si l'initiative doit partir de soi, les témoignages de gens qui sont plus loin sur ce chemin, et les lectures diverses sur le sujet, peuvent faire écho et nous motiver;
- La nécessité de désencombrer peut apparaître brutalement. Elle pouvait nous paraître comme complètement absurde quelques mois ou quelques semaines auparavant, et s'imposer soudain comme une évidence quasi inéluctable : aboutissement d'un cheminement effectué semi consciemment. La lecture à ce sujet par des personnes encore assez rétives à cette démarche pourrait donc ne pas être vaine et porter ses fruits dans quelques mois ou quelques années.
Le dernier aspect, beaucoup plus insidieux n'a pas encore été développé :
Le pouvoir de posséder
La boulimie qui nous pousse à acheter, collectionner, consommer, et que l'on tente parfois de masquer par les "ça peut toujours servir" et "au cas où", est en fait liée à une recherche de sécurité.
En possédant toujours plus d'objets, il se peut que nous cherchions à avoir plus de pouvoir sur notre vie. Il y a les objets pour le standing (la décoration, les beaux vêtements, les marques, les bijoux), qui nous donnent une impression d'acquérir un statut, et par là, une reconnaissance sociale. Cette reconnaissance peut s'obtenir autrement, en restant simple et authentique.
La publicité n'est pas étrangère à ce phénomène. S'en prémunir c'est se rendre service. La plupart du temps c'est elle qui nous donne les modèles à suivre. Et comme nous ne seront jamais assez ressemblants, il nous faudra toujours acheter plus. Or nous ne sommes pas ce que nous portons, ce que nous avons, mais nous sommes bien autre chose.
Il y a aussi le fait de posséder, d'avoir du pouvoir sur tout ce que l'on détient, qui nous semble nous donner du pouvoir sur notre propre vie, qui sont nos repères, qui comblent aussi nos peurs et nos vides affectifs.
Dans nombres de familles les objets vont remplacer aussi la relation, la communication. Et c'est un cercle vicieux. Nous allons travailler double pour pouvoir nous procurer tout ce que nous jugeons nécessaire. Mais nous jugerons nécessaire d'offrir télé, vidéo, play-station à nos enfants car ce même travail nous enlèvera le temps que nous pouvons leur consacrer. De la même manière que nous tenterons de récupérer du temps avec la voiture, le micro-onde, les plats préparés, les robots, etc.
A un autre niveau encore, engranger des biens et de l'argent sécurise car, pour des raisons de survie, de tous temps, les humains ont dû "mettre de côté" pour s'assurer la survie lors des périodes de disettes, de famines ou de guerres. Il est devenu plus rare de mourir de faim et de malnutrition dans nos contrées (occidentales), ce qui devrait permettre à la plupart d'entre nous d'abandonner ce réflexe de "vouloir garder pour soi", une fois devenus conscients de ce mécanisme.
Remettre les objets à leur place purement pragmatique devient donc une condition sine qua non pour parvenir à effectuer un désencombrement. Cela peut se faire progressivement, ce qui explique aussi la tendance de vider notre logement par couches concentriques.
Quand on se défait de "nos" objets, cela ne signifie plus tout simplement de s'en débarrasser, mais aussi de mettre en actes cette prise de conscience. L'acte approche dès lors plus la notion de rite, que l'on retrouve d'ailleurs dans plusieurs religions (voeu de pauvreté chez certains catholiques, détachement matériel chez les moines bouddhistes, choix de l'ascétisme chez les grandes figures comme Jésus, Gandhi, Saint François d'Assise).
Il s'agit d'un choix conscient de se détacher du matériel. On change le rapport que nous avons aux objets. On garde de moins en moins, et paradoxalement, moins on a, plus chaque objet que l'on a, reprend toute sa valeur. Non plus une valeur marchande ou de statut, mais une valeur de reconnaissance de son utilité, de sa fonction, de son importance.
12/ EN CONCLUSION
On peut se "simplifier" les actes et évacuer les questions, comme le faisait remarquer Brigitte : "en possédant x robots, x voitures neuves pour aller plus vite, en achetant des plats tout faits pour gagner du temps".
Le désencombrement, tout comme la simplicité volontaire, ne sont, à l'inverse, pas si simples à réaliser. S'il s'agit à la base d'un choix de se simplifier la vie, il ne fait pas le raccourci du simplisme. Du résultat émerge une simplicité de coeur, une épuration du milieu de vie, mais le chemin est relativement complexe, et différent pour chacun.
13/ REFERENCES
- le forum de simplicité volontaire français, où a eu lieu un débat sur le désencombrement en janvier 2006 :
REDUIRE SA FACTURE EPICERIE
04/08/2008 18:33 par dcamillevictoria
L'alimentation
Réduction de la facture d'épicerie
Dossier réalisé par Eléanna
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Catégorie
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Solutions envisageables (en vrac)
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Fruits & légumes
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acheter les fruits et légumes de saison produits localement, et bio si possible
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faire des bocaux, les congeler, les sécher, pratiquer la lacto-fermentation pour les conserver plus longtemps
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faire un potager
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adhérer à une AMAP, à un jardin associatif
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avoir recours aux légumineuses sèches (surtout en hiver) comme base des menus
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pratiquer la germination
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Fromages
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en consommer moins mais des meilleurs
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chercher les producteurs locaux
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les acheter au marché
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essayer les produits à base de soja
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arrêter le fromage
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Autres produits laitiers et oeufs
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acheter son lait et ses oeufs directement à la ferme pour ceux qui ont une ferme près de chez eux, idem pour la crème
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prendre du bio si possible
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faire ses yaourts soi-même
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arrêter le lait
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Charcuterie
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diminuer voire en cesser la consommation (la remplacer par une bonne salade)
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se limiter à celle qu'on fait soi-même à partir d'animaux tracés
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trouver un bon charcutier
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| Viande |
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diminuer voire en cesser la consommation (la remplacer par un bon plat de légumes secs - protéines végétale)
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acheter de la viande bio
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trouver un producteur près de chez soi, se regrouper avec des amis et/ou des voisins pour acheter un porc, un mouton, un demi boeuf (un boeuf entier si vous êtes beaucoup), des volailles etc et devenez experts en découpage
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se réunir aussi pour cuisiner tout ça (confit, boudin …) puis congeler et/ou faire des bocaux
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la production de viande a aussi ses saisons (que je ne connais pas)
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élever soi-même ses animaux pour les manger
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| Poisson |
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aller à la pêche
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acheter au marché et le congeler soi-même
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pour ceux qui habitent au bord de la mer, aller le chercher directement sur le port
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| Pain |
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| Conserves et surgelés tout prêts |
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Débuter en simplicité en appartement
04/08/2008 18:31 par dcamillevictoria
Débuter en simplicité en appartement
(Dossier réalisé par Flore)
I. Pratique:
A. Se libérer de ce qui est inutile : désencombrement
Souvent par peur de manquer, on accumule des objets chez soi qui rassurent, s'entassent et finissent par encombrer notre vie comme notre tête. La vie est plus facile quand on a moins de choses !
donner ce qu'on a chez soi et qui ne nous est pas utile. De nombreuses associations récupèrent. Pour commencer, il faut sans doute se demander pour chaque chose :
- depuis quand je l'ai?
- est-ce que j'en ai besoin?
- est-ce que cela pourrait servir à quelqu'un d'autre?
en fonction de la réponse on avise. Souvent je me dis : si la prochaine fois que je fais le tri je ne l'ai pas utilisé, je m'en sépare. C'est une bonne manière de s'en séparer progressivement, ne pas encombrer en achetant ce qui ne nous sert pas (sur un coup de tête...)
Une méthode bien connue consiste, lorsque un objet nous fait envie, à :
- à se poser la question : est-ce que j'en ai vraiment besoin? Pour le savoir, la meilleure solution est de se dire (selon moi): si j'en ai encore envie dans X temps (selon l'objet, une semaine, un mois, un an), c'est que j'en ai vraiment besoin.
- est-ce que mon besoin est supérieur à l'effet néfaste engendré par la production de cet objet?
- est-ce que je ne peux pas me le procurer autrement (d'occasion par exemple)?
Dans la cuisine :
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Donner la hotte aspirante (aérer en ouvrant la fenêtre)
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Vendez ou donnez (mais n'est-ce pas un cadeau empoisonné ?) votre four à micro-ondes
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Débarrassez-vous de ce qui est inutile : service de table qui ne sert qu'une fois l'an, saucière électrique ... dans la mesure de vos envies, de vos moyens et de votre dépendance par rapport au regard des autres (tout le monde ne supporte pas d'inviter les gens à dîner dans des assiettes dépareillées ;-)))
Témoignage : Victorine, Paris
« L'étape suivante va être le "désencombrement"...Voici donc plusieurs mois que je trie, je fais placard par placard, le final se fera sur la cave qui est le lieu ou j'entassais plutôt que de
me débarrasser.... pfffff »
B. Réapprendre à s'alimenter :
au début cela parait peut difficile. Manger mieux (équilibré et écologique) , cela veut dire souvent modifier ses habitudes alimentaires... aïe aië aïe! cela implique souvent aussi de réorganiser son emploi du temps.
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en ville il y a énormément d'opportunités de passer d'une consommation "classique" à une consommation éclairée et meilleure pour tous : marchés, producteurs locaux, magasins bio.
- pour commencer le mieux est sans doute d'essayer les marchés (mieux : de producteurs) et de s'imprégner de l'ambiance qui règne. Après avoir gouté plein de trucs et discuté longuement avec les gens sur l'origine des produits, on a déjà moins envie de mettre les pieds en grande surface.
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ne pas hésiter à poser des questions sur les produits aux vendeurs : on connait ainsi mieux les produits et en même temps cela fait pression (si une bonne part de la clientèle réclamait des produits locaux, ils vendraient des produits locaux)
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on peut aussi cultiver des aromates (persil, thym, basilic, ciboulette...) sur son balcon ou sa fenêtre (j'ai même cultivé de la salade et des radis!)
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apprendre à cuisiner et y prendre du plaisir est aussi une très bonne manière d'être simple : après on n'a plus besoin que de matière première, ce qui se trouve sur les marchés pour la plupart. Au niveau tarif c'est même une bonne manière de se permettre de manger mieux (bio par exemple) sans que le budget n'augmente, car les produits déjà préparés coûtent très cher. Et vos amis ou votre famille vous en féliciteront et parfois seront même surpris : on peut faire des progrès très vite et "bluffer" par ses réalisations.
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Diviser sa consommation de viande et charcuterie par deux
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Se mettre au tofu maison. Recette : faire quasi bouillir un litre de "lait" de soja, arrêter le feu et verser un jus de citron dedans, remuer et attendre au moins ¾ d'heure. Puis, mettre un linge propre dans le fond d'une passoire et verser doucement la préparation dedans. Recouvrir avec les bords du linge et mettre une presse dessus (un plat plus petit par ex.). Attendre 2 ou 3 heures. Si vous voulez récupérer le "petit lait", n'oubliez pas de mettre la passoire dans un plat !! Le tofu ainsi préparé, peut se manger froid ou chaud. Si vous y ajoutez fines herbes, sel et poivre, c'est délicieux en tartines en accompagnement d'une bonne soupe.
« Le truc que j'utilise encore maintenant (entre autre pour l'alimentation) c'est de chercher les produits les moins transformés possibles. Essayer toujours de prendre les ingrédients de départ. Pour ma part cela s'est traduit par une alimentation plus saine, une addition plus légère en ayant fini mes courses, un frigo moins rempli, et moins de déchet à la source. »
« Puis j'ai peu à peu changé mes lieux d'approvisionnement pour l'alimentation (marché au lieu de la grande surface) j'ai
(ré)appris à faire mon pain et même mon levain, je n'achète plus de plats cuisinés. »
C. Jetable et recyclable : déchets
Abandonner papier jetable et autre objets qui sont devenus « indispensables » (mais comment faisaient-ils avant !!)
papier absorbant->chiffons, serviettes en tissu
papier aluminium, film plastique->boites plastiques, pour recouvrir un plat, un torchon
coton, disques démaquillants->gant de toilette
mouchoirs en papier->mouchoirs en tissus
brosse à dent jetable->brosse à dent à tête changeable
tampons, serviettes->tampon lavable (essayé et parfait, vendu sous le nom divacup, mooncup ou ?) et serviettes lavables (pas essayé, sur le même principe que les couches lavables)
Préférer le recyclable et recyclé au neuf
Tout ce que l'on a chez soi peut être acheté ou récupéré d'occasion. La chose principale c'est de se défaire de l'idée que neuf c'est bien et vieux c'est sale...
meubles et bibelots d'occasion
vêtements d'occasion (bric-a brac, emmaus...). C'est incroyable ce qu'on peut y trouver...
livres, revues
Témoignage
« Les déchets sont d'ailleurs un des points qui posent le plus de problèmes d'organisation car dans un petit appartement il est souvent peu aisé de mettre un système de tri vraiment efficace. Dans l'appartement je triais le verre, le papier et le tout venant. Maintenant que je suis dans la maison, je trie aussi ce qui va aller au compost et ce qui va aller avec les métaux et plastiques. J'essaie aussi de voir comment je peux récupérer des "déchets" pour les valoriser moi-même dans de la récupération ou des petits bricolages. »
D. Nettoyer écologique
Là, c'est surtout psychologique : un produit classique ne fait pas forcément mieux qu'un produit comme le vinaigre; il faut par ailleurs apprendre à séparer le fait d'être propre de l'odeur du produit ménager (conditionnement, quand tu nous tiens!). On peut aussi commencer par des produits écologiques et biodégradables.
Pour la lessive, il existe des produits écologiques (sans phosphates), les noix de lavage ou le savon de marseille
« Mes premières envies d'agir dans ma vie quotidienne se sont portées sur les produits de nettoyage (pourquoi? peut-être à cause de la toxicité des produits) j'ai décidé de ne plus acheter de produits d'entretien habituels et de les remplacer peu à peu par quelques produits simples et non polluants vinaigre, savon de marseille, noix de lavage) »
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Réduire l'utilisation de la voiture : l'auto, si nous comptons le temps passé (en argent que nous devons gagner pour elle) à l'acquérir, à l'entretenir, à l'abreuver nous faisons du 6km/h de moyenne.
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Remplacer toutes les ampoules par des ampoules basses consommation
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Réfléchir 2 secondes avant de faire à manger : si le four est obligatoire, essayer de grouper la cuisson des aliments
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Autres modes de cuisson. Un ex., les pâtes et une technique de cuisson ultra simple et moins énergivore : faire bouillir eau + sel (toujours à couvert) puis ajouter les pâtes, attendre que ça re-bout puis laisser couvert et arrêter le feu. Attendre un peu (1 ou 2 minutes de plus que lors de la cuisson classique), égoutter, manger (et en plus elles sont al dente).
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Toujours mettre un couvercle sur les casseroles
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Si vous avez une Machine A Pain, ne la faire fonctionner qu'en période creuse pour EDF (si vous avez ce genre d'abonnement).
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Idem pour les autres appareils électriques
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Equiper les robinets d'embouts mousseurs (cf. doc sur l'eau)
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Récupérer l'eau de lavage des légumes pour les toilettes (ou pour arroser les plantes si vous n'avez pas mis de vinaigre dedans)
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Faire la vaisselle avec deux bacs (un pour l'eau savonneuse, un pour le rinçage)
II. Réflexion (pour aller plus loin)
A. Penser aux conséquences sociales et environnementales avant de consommer quelque chose.
« Dans mon quotidien, dans ma façon de penser, j'essaie toujours de peser le pour et le contre de mes choix. Par rapport entre autre à l'idée de progrès. Ma réflexion actuelle est que si cela fonctionnait très bien avant sans que personne ne se plaignent... pourquoi en changer ? »
Connaitre les conséquences de ses actes (voiture, consommation...) est indispensable pour être convaincu que ce que l'on vous raconte vaut la peine d'être changé.
consommer moins, d'abord, mais mieux
éviter la grande distribution
La grande distribution est indissociable de l'automobile. Elle déshumanise le travail, elle pollue et défigure les pourtours des villes, elle tue les centres-villes, elle favorise l'agriculture intensive, elle centralise le capital, etc. La liste des fléaux qu'elle représente est ici trop longue pour être énumérée ici.
Nous lui préférerons : avant tout moins consommer, puis les commerces de proximité, les marchés, les coopératives, l'artisanat. Cela nous conduira aussi à consommer moins ou à refuser les produits manufacturés.
Quand on achète une banane antillaise, on consomme aussi le pétrole nécessaire à son acheminement vers nos pays riches. Produire et consommer local est une des conditions majeures pour rentrer dans la décroissance, non dans un sens égoïste, bien sûr, mais au contraire pour que chaque peuple retrouve sa capacité à s'autosuffire. Par exemple, quand un paysan africain cultive des fèves de cacao pour enrichir quelques dirigeants corrompus, il ne cultive pas de quoi se nourrir et nourrir sa communauté (voir texte ; Dix objections majeures au commerce équitable; http://ecolo.asso.fr/textes/20020312equi.htm).
consommer éthique et biologique
Cela oblige à se renseigner sur les conditions de production
- se documenter sur les coulisses de la grande distribution
- se convaincre que ce n'est pas forcément vrai que le moins cher c'est les grandes surfaces
B. Se rendre acteur de sa vie
Reprendre possession de ses actes permet de se sentir capable de faire changer les choses et ne plus se contenter d'avoir un comportement passif face aux événements qui légitiment le « on n'y peut rien »
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reprendre possession de son savoir
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réapprendre à faire soi : alimentation (plats courants, pain, pâtes...), objets (en poterie, pâte à sel, bois...), réparations menues....
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se politiser, au sens discuter et débattre sur l'organisation sociale
C. Repenser son mode de ... pensée : se libérer du mode de pensée consommateur
Il est nécessaire pour cela de comprendre que si pour beaucoup nous n'arrivons pas à nous y mettre (aux gestes écologiques) malgré notre raison qui nous dit que ce serait mieux, c'est parce que des milliers de messages tous les jours essaient de nous convaincre qu'il FAUT consommer. Si l'on veut être fidèle à sa raison il faut en prendre conscience et se libérer de ces messages manipulateurs. Nous leur préférerons notre vie intérieure, la création, apprendre à jouer de la musique, faire et regarder des spectacles vivants... Pour nous informer nous avons le choix : la radio (sans pub), la lecture (sans pub), le théâtre, le cinéma (sans pub), les rencontres, etc.
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se libérer de la télévision et des mass medias
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sortir du cercle vicieux téléspectateur - frustré - consommateur
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se libérer du tout technologique comme idéologie du progrès : le progrès social passe par autre chose que la voiture, le téléphone portable, les avions. Ils sont antinomiques.
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s'informer le plus possible par des sources indépendantes lire, se cultiver autrement
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se rendre maître de sa formation et de son information
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être prêt à changer ses habitude
COMMENT REDUIRE SA CONSOMMATION
04/08/2008 18:25 par dcamillevictoria
L'eau
Comment réduire sa consommation ?
Quelques gestes simples.
Pour commencer, voici quelques photos prises là (pour ceux qui ont le temps, allez-y faire un tour le dossier est très très complet et accessible à tout public, il y a même des extraits de documentaires et tout plein de données intéressantes ).
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Le lac du comté de Catlin dans l'état de New-York, situé dans les régions industrialisées, présente une telle contamination par des composés organiques persistants (insecticides organochlorés et PCB) que la pêche est autorisée à titre récréatif mais interdite à la consommation. ECOTOXICOLOGIE DES PESTICIDES - ORSAY
© CNRS / Photo F. RAMADE
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Tous les polluants ne présentent pas les mêmes risques pour les écosystèmes. Certains sont assez facilement dégradés, d'autres, comme ici, ne sont pas ou peu biodégradables.
© CNRS Photothèque/N. Pasteur |
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Détail des eaux acides (pH 2,0) et rouges (forte charge sulfatée et métallique) du fleuve Rio Tinto, circulant dans le sud de l'Espagne, à Huelva. Ce fleuve, qui se situe dans l'une des zones les plus polluées du monde, fait l'objet d'une étude menée par huit laboratoires européens. L'analyse des nombreux échantillons d'eau devraient permettre d'améliorer la gestion des ressources hydrologiques, dans une région qui souffre d'un manque chronique d'eau, afin d'assurer les besoins vitaux, agricoles et industriels.
© CNRS PhotothèqueM. Leblanc |
Voici en vrac plein de conseils pour limiter sa consommation d'eau "potable" (mot que je remplacerai dorénavant par "buvable" parce que je le trouve plus parlant). En effet, nous lavons nos voitures avec de l'eau buvable, nous faisons disparaître nos excréments dans le trou avec de l'eau buvable, nous lavons notre linge avec de l'eau buvable, etc, etc. Et, je ne sais pas pour vous, mais moi ça me rend dingue de savoir que le manque d'eau buvable tue chaque jour des milliers de personnes à travers le monde.
Donc, arrêtons les mots et passons aux actes (même si nos quelques gestes ne résoudront pas le problème et que cela peut passer pour une manière de réduire notre responsabilité générale de citoyens d'états occidentaux – qui, après tout, sont également ceux qui votent pour des dirigeants qui ne font rien ou presque...pour régler le problème). Bon, j'avais dit que j'arrêtais alors j'arrête ! Ces gestes, même minimes, peuvent faire avancer les choses (par contagion, comme dirait une certaine Marie sur la liste de simplicité volontaire française).
Cuisine
- équiper tous les robinets col-de-cygne de la maison avec des embouts mousseurs (attention pas les simples brise-jet en plastique). Un embout de ce type (mousseur donc) permet de limiter sa consommation de 20 à 60% (en fait, le système rajoute de l'air dans l'eau et donc, quand on remplit un truc ça dure plus longtemps (un tout petit peu et ça dépend du niveau de rajout d'air) mais quand on rince des légumes (mauvais exemple parce que pour les légumes il y a une méthode plus adaptée, cf. plus loin), bref quand on fait couler l'eau, ça en coule moins). Coût : de 1 à 2 euros chaque. Ce type d'embouts se trouve dans tous les magasins de bricolage (rayon plomberie, mais attention, il faut parfois se baisser pour les trouver !!).
Voilà la bête :
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Là, c'est le truc pour limiter le débit
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en haut = débit maximum |
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en bas = débit minimum |
- pour le nettoyage des légumes, utiliser une bassine (comme ça vous récupérez l'eau pour arroser les plantes, ou tirer la chasse, ou laver le perron...) Coût : le prix d'une bassine si vous n'en avez pas, sinon rien.
- apprendre à éteindre systématiquement le robinet quand on n'a rien sous l'eau (genre quand on fait la vaisselle) – truc utile aussi dans la salle de bain
- pour la vaisselle, un autre truc particulier (surtout si on n'a qu'un bac) : laver en premier ce qui ne doit pas être trempé, et au moment de rincer, mettre en dessous les plats suivants à laver afin qu'ils trempent. Ainsi de suite, comme ça l'eau de rinçage sert deux fois. Cela est plus efficace (mesuré!) pour économiser l'eau quand on a peu de vaisselle (par ex quand on vit seul). Sinon quand on a beaucoup de vaisselle alors on peut faire deux bacs d'eau, l'un de trempage, l'autre de rinçage.
Salle de bains & toilettes
- un des plus petits gestes, un des plus simples à mettre en œuvre : se laver les dents avec 25 cl d'eau max au lieu de laisser couler l'eau dans le lavabo pendant 5 min. Méthode ultrasimple : utiliser un gobelet (et un seul pour tout le processus : du mouillage de la brosse jusqu'au rinçage de la bouche). Coût : rien (tout le monde a des verres chez lui, non ?).
- prendre des douches à la place des bains (truc archi connu mais indispensable quand même). Réserver les bains pour les grandes occasions comme les déprimes intégrales ou les besoins vitaux de se détendre parce que là, en ce moment, le chef au boulot il exagère... Equiper sa douche d'une douchette à système de turbulence avec stoppeur de débit (c'est long comme nom mais ce n'est pas grand-chose, juste un tuyau de douche avec une pomme qui met de l'air dans l'eau (comme l'embout mousseur) avec, en plus, un système de bouton qu'on pousse pour stopper l'eau et la garder à bonne température pendant qu'on se savonne). Coût : environ 15 euros.
- pour ceux qui le souhaitent : ne prendre qu'une douche par semaine, et se laver au lavabo le plus simplement possible. En moyenne une douche consomme 40 à 80 litres d'eau sans compter l'énergie pour la chauffer. Estimation : 40 * 7 = 280 litres / semaine - 80 * 7 = 560 litres / semaine
- à la place, se laver au lavabo, ce qui ne doit pas consommer plus de 2 litres. Estimation : 2 * 6 + 40 = 52 litres /semaine 2 * 6 + 80 = 92 litres /semaine à SOIT 5 Fois moins
- pour aller plus loin encore, on peut aussi ne se laver que quand on est sale, et ne pas se laver quand on est propre. Il faut savoir que la peau a des protections contre les agressions extérieures, et que se laver trop efficacement diminue ses défenses (à prouver toutefois, j'aimerais connaître les sources de ces informations). Parfois se rafraîchir simplement le visage, cela suffit. Il faut adapter sa toilette en fonction des situations (travail physique, chaleur, sudation importante, corps souillé).
- mettre une bouteille remplie d'eau dans le réservoir de la chasse d'eau (si elle n'est pas déjà équipée d'un limitateur ou d'un système pipi/grosse commission (ça ne se dit pas comme ça, mais comme je ne me souviens plus !!!)
- ne pas tirer la chasse à chaque pipi. Et non cela ne sent pas, et ne salit pas plus les toilettes. C'est juste une question d'habitude. Cela n'est possible évidemment que quand on est chez soi et sans invités...
- essayer les toilettes sèches. Bientôt les plans dans les fichiers du groupe (trouvés au hasard de pérégrinations sur le web) !!
Jardin & divers
- pour l'arrosage des plantes, mettre à coté de la douche un seau pour récupérer l'eau de douche quand on ouvre le robinet et que l'eau n'est pas encore chaude, et qui donc est perdue sinon.
- installer un récupérateur d'eau de pluie à partir d'une gouttière (si vous avez la chance de résider dans une maison) ; très bien pour le jardin, laver les litières des chats, laver par terre, laver la voiture etc, etc. Bref, pour toutes les situations où l'eau n'a pas besoin d'être buvable.
- n'arroser le jardin que très tôt le matin (au printemps) ou tard le soir (l'été) et toujours à l'arrosoir (l'utilisation du jet augmente considérablement la consommation) ou alors concevoir un système de goutte à goutte, directement aux pieds des légumes, bien les pailler et biner régulièrement.
- lavage de voiture très rarement, et à l'éponge.
Et attention certains sites "bien intentionnés" (je rigole jaune), surfent sur la vague écolo et vous proposent des kits "réduction de la conso d'eau" pour 199 euros (allez faire un tour là et vous verrez que je ne mens pas). Ne vous laissez pas avoir par ces miroirs aux alouettes !!
EAU SECOURS
04/08/2008 18:24 par dcamillevictoria
Eau secours !!
Ce tableau vous aide à calculer combien vous coûte (ou coûte à vos parents) votre consommation d'eau potable sur une année (sans compter les activités qui requièrent effectivement d'utiliser de l'eau potable : boire, cuisiner …). Nous vous proposons quelques estimations à adapter à votre propre famille et à vos propres équipements :
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Activités
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Nombre de fois par semaine
A
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Consommation à chaque fois (en litres)
Estimation
B
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Consommation par semaine (litres)
C = (A x B)
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Activer la chasse d'eau
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10 à 15
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Prendre un bain
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150 à 200
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Prendre une douche
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30 à 80
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Faire fonctionner le lave-linge
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80 à 120
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Faire fonctionner le lave-vaisselle
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15 à 40
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Laver la vaisselle à la main (avec 2 bacs)
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5 à 20
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Laver (sols, salle de bains, toilettes…)
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≈ 20
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Arroser le jardin
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Laver la voiture
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TOTAL
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D =
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En France, 1 m3 d'eau buvable coûte de 1,5 à 3 euros TTC (rappel 1 m3 = 1000 litres)
Coût par semaine = D x ______ = _______ euros (E)
Coût sur une année = E x 52 = _______ euros

Et maintenant, voici quelques trucs pour économiser l'eau potable :
Machines à laver
Pour une machine à laver le linge, la touche "économique" permet d'économiser eau et électricité en cas de remplissage partiel du tambour :
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Remplissage
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Consommation d'eau
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Consommation d'électricité
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4 kg
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135 litres
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3 kWh
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2 kg
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130 litres
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2,7 kWh
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2 kg + touche "éco"
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90 litres
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2,2 kWh
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Ne mettez en marche les lave-linge et lave-vaisselle que lorsque ceux-ci sont pleins. Si vous devez d'urgence laver une petite quantité de linge, utilisez dans la mesure du possible la touche "demi-charge".
Le prélavage ne s'impose que dans le cas de linge ou de vaisselle très sale.
Lors de l'achat de nouvelles machines, préférez les modèles écologiques, avec une consommation d'eau et d'énergie réduite. Lisez les "étiquettes énergie" avec attention.

Hygiène
Une douche de 3 minutes consomme trois fois moins d'eau qu'un grand bain. Un mélangeur à thermostat permet de réaliser encore plus d'économies.
Préférez un mélangeur monolevier, économique, au système de deux robinets et douchette.
La vaisselle lavée à l'eau courante utilise plus d'eau que le système des bacs (1 bac d'eau chaude avec le produit à vaisselle, 1 autre pour le rinçage.
La chasse d'eau avec dispositif de réglage du débit s'impose pour les WC. Si le vôtre n'en n'est pas équipé, vous pouvez le faire intégrer, mais ce n'est pas la meilleure solution; il vous suffit de placer une brique dans le réservoir, quelques bouteilles en plastique remplies d'eau font le même effet. Veillez cependant à respecter les quantités minimales de 5 litres pour un rinçage économique, et de 10 litres pour un rinçage complet, faute de quoi vous pourriez rencontrer des problèmes de canalisations.
Goutte à goutte...
Il est indispensable de remédier aux fuites, qui peuvent représenter plus de 20% de la consommation d'un foyer. Ainsi un robinet qui goutte consomme de 100 à 300 litres d'eau par jour, et une chasse d'eau qui fuit de 500 à 1000 litres par jour. En France, une famille de quatre personnes particulièrement négligente quant aux fuites d'eau peut de cette façon voir sa facture annuelle augmenter de 230 à 550 euros. Quelques recettes simples permettent de détecter, de supprimer ou d’empêcher ces fuites :
Surveillez votre consommation
Entretenez régulièrement la tuyauterie de la cuisine et de la salle de bains
Changez les joints usés
Jardins
Ici également, il est possible d'économiser l'eau en installant un tonneau pour recueillir l'eau de pluie, et en recouvrant les plates-bandes d'un matériau de couverture organique, comme du gazon coupé ou un matériau d'écorce pur, ce qui retient l'humidité et empêche aussi la croissance des mauvaises herbes. Le gazon est résistant, rien ne sert de l'arroser, sauf en période de sécheresse si ce n'est pas interdit pas un arrêté préfectoral.
Et tant d'autres choses encore …
Pour plus d'informations :
www.ademe.fr
www.ecologie.gouv.fr
www.cnrs.fr/cw/dossiers/doseau/accueil.html
CES PLANTES QUI NOUS VEULENT DU BIEN
04/08/2008 18:21 par dcamillevictoria
Air pollué et choix de plantes vertes

Un ami à moi, le petit Glabou, vient d'emménager dans son nouvel appartement. Il voudrait acheter quelques plantes vertes mais ne sait pas lesquelles et m'a demandé conseil. Alors je lui ai parlé de ces petites plantes qui, avec leur gros poumons musclés, absorbent les mauvaises ondes et
les pollutions de nos intérieurs
. C'est très sérieux, je vous assure (
voir ici
). Et je me suis dit que ça pourrait peut-être vous intéresser aussi, n'est-ce-pas?
L'air de nos maisons est pollué!
Comme vous devez le savoir, certaines études ont démontré que l'air intérieur de nos maisons est très pollué. Ceci pour plusieurs raisons:
- isolation renforcée et étanche et donc moins de circulation de l'air (pensez à aérer au moins 10 minutes par jour en ouvrant grand les fenêtres même s'il fait froid, ça tue les acariens, et les rhumes)
- utilisation de toutes une panoplie de produits chimiques pour le ménage, pour le bricolage...
- fumée de cigarettes
- chaleur élévée qui contribue à l'augmentation des émanations toxiques
- utilisation de dérivés de bois, de plastique...
Vous allez me dire: "oui d'accord mais c'est pas si grave, qu'est ce qu'on risque vraiment?" Et bien lisez plutôt...
3 polluants fréquents de nos intérieurs:
- Le formaldéhyde
: (cigarettes, panneaux de particules, contreplaqués, lamellés collés, mélaminés, formica, mousse isolante, traitement des textiles, du cuir,... )
En juin 2004, le formaldéhyde a été classé comme « cancérigène
certain » par le Centre international de recherche sur le cancer
(CIRC), qui dépend de l'Organisation mondiale de la santé
(OMS). Jusqu'alors, il n'était considéré que comme « cancérigène probable ». Il est à l'origine de cancers de la cavité buccale, des fosses nasales, des sinus
, et son implication dans les leucémies
est jugée quasi certaine. source: Wikipédia
- Le benzène:
( fumée de cigarettes, pesticides, détergents, pétrole, plastiques, adhésifs, nylon, pneus,...)
L'inhalation d'un taux très élevé de benzène peut causer la mort
, tandis que des taux élevés peuvent occasionner des somnolences, des vertiges
, une accélération du rythme cardiaque
, des maux
de tête
, des tremblements, la confusion ou la perte de connaissance. Une exposition de cinq à dix minutes à un taux de benzène dans l'air de 2 % environ suffit pour entraîner la mort. La dose létale par ingestion est de 50 mg/kg. L'ingestion de nourriture
ou de boissons
contenant des taux élevés de benzène peut occasionner des vomissements
, une irritation de l'estomac
, des vertiges, des somnolences, des convulsions
, une accélération du rythme cardiaque, voire la mort.
L'effet principal d'une exposition chronique au benzène est un endommagement de la moelle osseuse
, qui peut occasionner une décroissance du taux de globules rouges
dans le sang
et une anémie
. Il peut également occasionner des saignements et un affaiblissement du système immunitaire
. L'effet du benzène sur la fertilité
de l'homme
ou le bon développement du fœtus
n'est pas connu. Enfin, le benzène est reconnu comme étant une substance cancérigène
. Source: Wikipédia
- Le monoxyde de carbone: (gaz d'échappements, chauffage par combustion, chauffe-eau, tabac,...
- À faible exposition : mal de tête frontal, nausées
, fatigue.
- À exposition moyenne : mal de tête frontal persistant avec sensation de battements, nausées, vertiges
ou étourdissements, somnolence, vomissements, pouls
rapide, baisse des réflexes et du jugement.
- À exposition très importante : faiblesse, évanouissement, convulsions
, coma
, décès. Mal de tête et nausées sont les symptômes les plus fréquemment rencontrés. Ils sont inconstants et non spécifiques. Les femmes enceintes, les personnes âgées et les enfants de moins de deux mois sont plus fragiles face au monoxyde de carbone. Source: Wikipédia
Malheureusement, ce ne sont pas les seuls , si vous voulez connaître les autres polluants: rendez-vous à la page 4 du document de l'
Observatoire de la qualité de l'air intérieur
.
Vous voyez où je veux en venir? Alors que faire?
Les solutions:
- Tout d'abord, évitez certains produits trop chimiques: produits d'entretien, peintures,...
- Evitez certains matériaux: plastiques, PVC,...
- Privilégiez les matériaux naturels
- Et puis... achetez des plantes vertes!! Celles-ci filtrent gentiment l'air de nos appartement et le rend plus sain, c'est prouvé!!
Prévoyez 1 ou 2 plantes par pièce.
Quelques plantes vertes aux vertues confirmées:
- Le lierre absorbe le benzène, le formaldéhyde, la nicotine.
- L'aloe vera absorbe le formaldéhyde.
- Le philodendron absorbe le pentachlorophénol, le formaldéhyde.
- L'azalée absorbe l'ammoniaque.
- Le ficus absorbe le formol, le formaldéhyde.
- Le spathiphyllum absorbe le trichloréthylène, l'acétate d'éthyle, l'ammoniac, l'acétone, le benzène et le formaldéhyde.
Une plante qui vous veut du bien
- Le chlorophytum absorbe le monoxyde de carbone, le pentachlorophénol et le formaldéhyde.
La plante Chlorophytum s'attaque au Monoxyde de carbone. En 24 heures elle est capable de supprimer 96% du monoxyde de carbone contenu dans l'air. Source: Wikipédia
- Le cactus cierge absorbe les ondes électromagnétiques de notre ordinateur.